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Déficit budgétaire à 55,5 milliards de dirhams à fin octobre 2025, selon la Trésorerie du Royaume

13 novembre 2025 - 10:23

La Trésorerie Générale du Royaume indique un déficit de 55,5 milliards de dirhams à fin octobre 2025, contre 40,5 milliards un an plus tôt, reflétant une dynamique budgétaire sous tension.

La Trésorerie confirme que ce déficit tient compte d’un solde positif de 11,1 milliards de dirhams provenant des comptes spéciaux du trésor et des établissements publics autonomes. Les recettes ordinaires brutes ont atteint 340 milliards de dirhams à fin septembre, en hausse de 16,4 % sur un an, tandis que les dépenses ordinaires sont passées à 315 milliards de dirhams, en hausse de 17,3 %, générant un excédent ordinaire de 25 milliards.
Les recettes ont progressé notamment grâce aux impôts directs (+23,7 %), aux droits de douane (+4,8 %), aux impôts indirects (+11,5 %) et aux revenus non fiscaux (+16,2 %).

En revanche, les dépenses de la loi de finances ont culminé à 461,8 milliards à fin octobre (+12,2 %), portées par une hausse de 17,9 % des dépenses de fonctionnement et de 12,3 % des investissements. Les charges de la dette budgétisées ont diminué de 1,7 %, du fait d’un recul de 10,4 % du remboursement du capital et d’une forte hausse de 13,3 % des intérêts de la dette.
Les engagements de dépenses (y compris sans visa préalable) se sont élevés à 701,7 milliards de dirhams, correspondant à un taux d’engagement global de 72 % et un taux d’émission sur engagements de 89 %.

Du côté des comptes spéciaux du Trésor, les recettes ont atteint 172,1 milliards de dirhams, intégrant 24,7 milliards transférés depuis des investissements budgétaires, tandis que les dépenses ont totalisé 162,3 milliards, avec un solde de 9,9 milliards. Les revenus des établissements publics autonomes s’élèvent à 2,66 milliards (+20,6 %) et leurs dépenses à 1,42 milliards (+7,3 %).
Enfin, à fin octobre, le taux de réalisation des recettes ordinaires est de 92,6 % des prévisions, celui des dépenses ordinaires de 86 % et l’émission des dépenses d’investissement s’établit à 71,2 %.

Le contexte budgétaire révèle des tensions persistantes malgré une solide croissance des recettes. Le défi désormais consiste à maîtriser les dépenses et à traduire le regain de recettes en réductions durables du déficit. Le suivi scrupuleux des engagements, la fluidité entre engagements et paiements, et la discipline sur les charges de la dette détermineront l’efficacité de la trajectoire financière.

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