Ancien président de la Fédération espagnole de football, figure tombée en disgrâce après un scandale retentissant, Luis Rubiales a vu la présentation de son livre perturbée par un geste spectaculaire venu de son propre oncle.
La scène s’est produite à Madrid, devant un public venu assister au lancement de Matar a Rubiales, l’ouvrage dans lequel l’ex-responsable sportif expose sa version des événements qui ont conduit à sa chute. À peine l’intervention commencée, un homme a surgi en hurlant « sinvergüenza » avant de lancer deux œufs en direction de Rubiales. L’assaillant a été rapidement immobilisé puis expulsé de la salle. Les autorités l’ont ensuite interpellé pour des faits de dégradation.
Rubiales, qui a brièvement tenté de réagir avant d’être retenu par les organisateurs, a confié avoir craint que son agresseur soit armé, évoquant la présence d’enfants dans la salle. L’épisode, spectaculaire et inattendu, met en lumière un climat personnel et public encore chargé autour de l’ancien dirigeant, dont le livre nourrit déjà de vifs débats en Espagne.
L’incident prend une dimension particulière en raison du lien familial : l’agresseur n’était autre que Luis Rubén Rubiales, oncle du principal intéressé. La rupture au sein de la famille n’est pas nouvelle, un autre oncle ayant déjà pris ses distances par le passé. Cette scène publique donne cependant un relief différent à ces tensions anciennes.
Au-delà du lancer d’œufs, l’affaire rappelle la difficulté pour une figure emblématique de transformer un récit personnel en tentative de réhabilitation publique. Elle met également en lumière l’intensité des fractures que laisse derrière elle l’un des épisodes les plus controversés du sport espagnol récent.