Le concours Miss Univers 2025, organisé cette année à Bangkok, a été remporté par la candidate mexicaine Fátima Bosch, dans un contexte inhabituellement tendu. Si l’événement demeure l’un des spectacles culturels les plus suivis au monde, l’édition 2025 restera surtout marquée par une succession d’incidents qui ont éclipsé en partie la dimension festive du concours.
Plusieurs membres du jury ont démissionné, certaines participantes ont quitté la compétition, et une candidate a même été hospitalisée, selon les informations relayées par les médias locaux. Au cœur de la polémique : l’attitude du directeur régional du concours, le Thaïlandais Nawat Itsaragrisil, accusé d’avoir eu un comportement jugé autoritaire et irrespectueux envers plusieurs candidates.
L’incident le plus commenté concerne l’échange tendu entre Fátima Bosch, âgée de 25 ans, et le directeur du concours. Lors d’une réunion diffusée en direct, celui-ci lui aurait adressé des propos perçus comme méprisants. La réaction immédiate de nombreuses candidates, qui ont quitté la salle en signe de solidarité, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, transformant la question en débat mondial sur le respect des participantes et la place des femmes dans les concours de beauté.
Bosch, désormais couronnée Miss Univers, a assumé publiquement son désaccord et déclaré que « cette plateforme doit permettre aux femmes d’être entendues ». Face à la polémique, Nawat Itsaragrisil a assuré que ses propos avaient été mal interprétés en raison d’un problème de prononciation, avant de présenter ses excuses aux participantes et à l’organisation.
Au classement final, la Thaïlandaise Praveenar Singh s’est placée en deuxième position, suivie de Stephany Abasali (Venezuela), Ahtisa Manalo (Philippines) et Olivia Yacé (Côte d’Ivoire).
L’Organisation Miss Univers a confirmé qu’elle examinerait les incidents afin de renforcer ses protocoles internes.