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L’Asie dépasse le cap des mille morts après des inondations historiques

01 décembre 2025 - 13:25

Plus d’un millier de personnes ont perdu la vie et des centaines sont portées disparues après des inondations d’une ampleur exceptionnelle en Asie du Sud et du Sud-Est. Des pluies torrentielles ont submergé de vastes zones de Sri Lanka, d’Indonésie, de Thaïlande et de Malaisie, entraînant des destructions massives, des déplacements de population et de graves perturbations des réseaux de transport.

En Indonésie, l’île de Sumatra concentre le bilan le plus lourd, avec 593 morts et 468 disparus selon l’agence nationale de gestion des catastrophes. Dans la province d’Aceh, des quartiers entiers ont été engloutis en quelques heures. Les habitants décrivent des niveaux d’eau dépassant deux mètres et des maisons réduites à des amas de boue et de débris.

Au Sri Lanka, l’exécutif a décrété l’état d’urgence et demandé une aide internationale. Les forces armées poursuivent des évacuations par hélicoptère depuis des zones coupées du monde par des glissements de terrain et des crues rapides. Le dernier décompte fait état de 335 morts et 366 disparus. Le président Anura Kumara Dissanayake a parlé du « pire désastre naturel de l’histoire récente du pays » et promis un plan de reconstruction.

En Thaïlande, au moins 176 décès ont été recensés dans le sud, l’un des épisodes climatiques les plus meurtriers de la décennie. La gestion de la crise suscite des critiques et deux responsables locaux ont été suspendus pour défaillances opérationnelles. En Malaisie, des victimes sont confirmées dans l’État de Perlis, au nord, où les secours continuent de rechercher des personnes piégées.

L’Indonésie a déployé avions, hélicoptères et bâtiments militaires pour atteindre des secteurs isolés, les routes restant impraticables. La pression politique s’accentue pour une déclaration d’urgence nationale, alors que le pays n’avait pas connu un tel bilan depuis le tsunami de 2018.

La région traverse la saison de la mousson, période de pluies intenses. Les experts soulignent l’effet du réchauffement climatique : une atmosphère plus chaude retient davantage d’humidité, favorisant des précipitations extrêmes, des crues soudaines et des effondrements de sols instables.

Les chiffres évoluent encore. Tandis que l’eau se retire par endroits, les équipes de secours progressent dans des zones dévastées. Le sud-est asiatique fait face à une urgence majeure qui rappelle la vulnérabilité croissante des territoires face aux dérèglements climatiques.

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