Les autorités judiciaires iraniennes ont procédé samedi à l’exécution d’une femme condamnée pour le meurtre de sa belle-fille âgée de quatre ans, dans la province d’Azerbaïdjan occidental, au nord-ouest du pays. L’information a été confirmée par le pouvoir judiciaire à travers son organe officiel de communication.
La fillette, identifiée sous le prénom d’Ava, est décédée en décembre 2023 à la suite de graves lésions cérébrales provoquées par des violences répétées. Les faits avaient suscité une vive émotion locale au moment de leur révélation, tant par l’âge de la victime que par le cadre familial du crime. L’enquête judiciaire a rapidement conduit à l’arrestation de la belle-mère, mise en cause comme auteure des coups mortels.
Le procès s’est tenu au début de l’année 2024. En mars, la cour compétente a prononcé une condamnation à mort sur la base du principe de qisas, mécanisme central du droit pénal iranien pour les crimes de sang. Ce principe repose sur une logique de rétribution, dans laquelle la famille de la victime conserve un rôle décisif. En l’espèce, la mère biologique de l’enfant a exigé l’application intégrale de la sentence capitale, écartant toute possibilité de pardon ou de compensation financière.
Selon le président du Tribunal suprême de la province concernée, l’exécution a eu lieu à l’aube, conformément aux pratiques en vigueur. L’identité de la personne exécutée n’a pas été rendue publique, usage fréquent dans ce type de procédures.
L’Iran applique la peine de mort pour plusieurs infractions pénales, parmi lesquelles l’homicide volontaire et le viol. Les exécutions s’effectuent le plus souvent par pendaison. Les autorités judiciaires présentent ce cadre légal comme l’expression d’un équilibre entre justice pénale et droits des victimes, en mettant en avant le rôle accordé aux familles dans la décision finale.
Les organisations internationales de défense des droits humains suivent de près ces affaires. Selon leurs données, l’Iran figure parmi les pays qui recourent le plus fréquemment à la peine capitale à l’échelle mondiale, avec un nombre d’exécutions annuel élevé, largement documenté. Cette affaire relance, une fois encore, le débat international autour de la place de la peine de mort dans les systèmes judiciaires contemporains.