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Climat : 2026 pourrait confirmer une planète durablement au-delà des 1,4 °C

18 décembre 2025 - 12:07

Les nouvelles projections de la Met Office britannique suggèrent que le réchauffement global s’inscrit désormais dans une trajectoire continue, rapprochant dangereusement le monde du seuil des 1,5 °C.

La température moyenne de la planète pourrait de nouveau dépasser 1,4 °C par rapport à l’ère préindustrielle en 2026, selon les prévisions publiées par la Met Office, l’organisme météorologique national du Royaume-Uni. Si cette estimation se confirme, il s’agirait de la quatrième année consécutive à franchir ce seuil, illustrant la consolidation d’un réchauffement devenu structurel.

Dans son rapport annuel de prospective, la Met Office anticipe une température moyenne mondiale de 1,46 °C au-dessus de la référence 1850-1900, un niveau légèrement inférieur au record établi en 2024 (1,55 °C), mais suffisant pour placer 2026 parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des relevés climatiques en 1850.

Ce constat marque une rupture nette avec le passé récent. Avant la phase actuelle de réchauffement accéléré, la température globale dépassait rarement les 1,3 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Désormais, franchir les 1,4 °C n’apparaît plus comme une exception, mais comme une tendance appelée à se répéter.

Pour Adam Scaife, responsable des prévisions climatiques à la Met Office, les trois dernières années ont très probablement déjà excédé ce seuil, et les signaux observés indiquent que 2026 suivra la même trajectoire. Son collègue Nick Dunstone met en garde contre un autre risque : celui de pics temporaires au-delà de 1,5 °C, le seuil emblématique fixé par l’Accord de Paris afin de contenir les effets les plus graves du changement climatique.

Les chercheurs rappellent que ces fractions de degré ont des conséquences concrètes. Chaque augmentation supplémentaire accentue l’exposition aux événements climatiques extrêmes — vagues de chaleur, sécheresses sévères, inondations, tempêtes — tout en affaiblissant les capacités d’adaptation des sociétés et des écosystèmes.

Au-delà des projections chiffrées, le message est clair : le réchauffement global n’est plus une hypothèse lointaine, mais une réalité mesurable qui rapproche progressivement la planète de seuils climatiques aux effets durables et potentiellement irréversibles.

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