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Les femmes qui structurent le pouvoir mondial en 2025

28 décembre 2025 - 11:12

Chaque année, la liste publiée par Forbes sur les femmes les plus influentes du monde sert de thermomètre du pouvoir réel. L’édition 2025 dépasse l’exercice symbolique. Elle dessine une cartographie précise des centres de décision qui orientent l’économie, la politique et les équilibres internationaux. Cinq femmes, issues de continents et de traditions politiques différentes, concentrent aujourd’hui une capacité d’influence qui dépasse largement leurs frontières nationales.

Au sommet figure Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Son pouvoir réside dans la norme. Les choix opérés à Bruxelles sur la transition énergétique, la politique industrielle ou la défense européenne façonnent directement les partenariats, les flux d’investissements et les cadres réglementaires qui concernent aussi le Maghreb. L’Union européenne demeure un acteur structurant pour le Maroc, et la vision portée par von der Leyen pèse sur cette relation stratégique.

Juste derrière, Christine Lagarde incarne une autre forme de pouvoir, plus silencieuse mais tout aussi déterminante. À la tête de la Banque centrale européenne, elle pilote la politique monétaire d’un espace économique central pour les échanges, le tourisme et les marchés financiers méditerranéens. Les décisions prises à Francfort influencent la croissance, l’inflation et les conditions de financement bien au-delà de l’Europe.

Le volet politique du Sud européen est porté par Giorgia Meloni. Première femme à diriger l’Italie, elle s’est imposée comme une actrice centrale dans les débats sur la sécurité méditerranéenne, les migrations et les équilibres géopolitiques régionaux. Son positionnement pragmatique, parfois abrupt, trouve un écho direct sur les rives sud de la Méditerranée, où l’Italie reste un partenaire clé.

L’Asie est représentée par Sanae Takaichi, première femme à accéder au poste de cheffe du gouvernement japonais. Son arrivée marque une inflexion historique dans un système politique longtemps dominé par des codes masculins et conservateurs. À la tête de la quatrième économie mondiale, elle doit arbitrer entre innovation technologique, stabilité sociale et repositionnement stratégique du Japon dans un contexte international sous tension.

Enfin, l’Amérique latine entre dans ce cercle de pouvoir avec Claudia Sheinbaum, première femme présidente du Mexique. Son profil scientifique et son rôle central dans la réorganisation industrielle nord-américaine lui confèrent une influence croissante sur les chaînes de production mondiales, un sujet suivi avec attention dans les pays émergents engagés dans la diversification économique.

Ces cinq trajectoires racontent une transformation profonde du pouvoir mondial. Elles montrent que l’influence contemporaine se joue à l’intersection de la politique, de l’économie et de la capacité à gérer des crises systémiques. Pour les lecteurs marocains, cette cartographie invite à une lecture lucide des rapports de force actuels. Le monde se décide dans plusieurs capitales à la fois, et les visages du pouvoir changent, sans que les enjeux fondamentaux disparaissent.

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