La métropole marocaine consolide son positionnement international en faisant de l’apprentissage tout au long de la vie un levier structurant de cohésion sociale, d’inclusion et d’attractivité territoriale.
La commune de Casablanca a annoncé avoir reçu la confirmation officielle de son adhésion au Réseau mondial des villes apprenantes de l’UNESCO, une reconnaissance qui renforce la visibilité internationale de la métropole et consacre son engagement en faveur du principe de l’apprentissage tout au long de la vie, considéré comme un droit collectif au service de l’ensemble des citoyennes et citoyens.
Cette intégration place Casablanca au sein d’un cercle restreint de villes qui développent des politiques publiques innovantes dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la culture, de l’inclusion sociale et de l’employabilité. Selon la commune, cette reconnaissance internationale constitue un levier pour consolider ses programmes stratégiques, en particulier dans le soutien à l’éducation non formelle, à la formation professionnelle, à l’accompagnement des jeunes, des femmes et des populations vulnérables, ainsi que dans la diffusion de la culture numérique à l’échelle des quartiers.
Dans une déclaration officielle, la présidente du Conseil communal, Nabila Rmili, a qualifié cette adhésion d’« étape structurante » pour la ville, estimant qu’elle confirme le choix de faire de l’éducation et du savoir des piliers centraux du développement humain, de la cohésion sociale et de l’attractivité territoriale. Cette orientation s’inscrit dans une vision de long terme visant à renforcer les capacités humaines comme socle de la compétitivité urbaine.
Au-delà de la reconnaissance symbolique, l’adhésion ouvre des perspectives concrètes de coopération internationale. Casablanca pourra désormais échanger des expertises avec d’autres villes membres du réseau, participer à des projets communs et bénéficier d’outils méthodologiques destinés à améliorer l’accès à l’éducation, à développer les compétences de la population et à préparer la transition vers une économie fondée sur la connaissance et l’innovation.
Dans un contexte marqué par des mutations technologiques rapides, des tensions sociales urbaines et une recomposition des marchés du travail, le concept de « ville apprenante » dépasse la seule dimension éducative. Il renvoie à une gouvernance territoriale intégrée, où la formation, la culture, le numérique, l’insertion professionnelle et la participation citoyenne s’articulent autour d’un même objectif : renforcer la capacité collective d’adaptation et de projection.
La commune a enfin réaffirmé son engagement à travailler avec l’ensemble des partenaires institutionnels, éducatifs, associatifs et économiques afin de traduire concrètement cette ambition sur le terrain, en construisant une ville inclusive, solidaire et tournée vers l’avenir. Le défi réside désormais dans la capacité à transformer cette reconnaissance internationale en politiques publiques opérationnelles, mesurables et durables.