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Mesures anticipatives pour stabiliser les prix de la sardine au Maroc à l’approche du Ramadan

26 janvier 2026 - 12:55

À l’approche du mois de Ramadan, les autorités marocaines ont mis en place une série de mesures anticipatives visant à garantir la stabilité des prix de la sardine sur le marché national. C’est ce qu’a affirmé Mohamed Nafaâ, délégué de la pêche maritime à Laâyoune.

Dans une déclaration à la Agence Maghreb Arabe Presse, il a précisé que ces mesures, décidées par le Secrétariat d’État chargé de la pêche maritime, portent notamment sur l’interdiction de l’exportation de la sardine congelée hors du territoire national. Elles s’inscrivent également dans le cadre de l’initiative « Poisson à prix raisonnable », destinée à diversifier l’offre entre produits de la mer frais et congelés, y compris la sardine.

La décision inclut aussi l’interdiction de l’orientation de la sardine propre à la consommation humaine vers la fabrication de farine et d’huile de poisson, afin d’assurer l’approvisionnement du marché intérieur et de préserver le pouvoir d’achat des ménages.

Parallèlement, le département de tutelle se prépare à la reprise des activités de pêche dans les ports d’Agadir, Sidi Ifni, Tan-Tan, Tarfaya et Laâyoune, dès la fin de la période de repos biologique, fixée du 1er janvier au 15 février.

Mohamed Nafaâ a expliqué que la récente hausse des prix de la sardine est principalement liée à cette période de repos biologique, conjuguée aux mauvaises conditions météorologiques, deux facteurs ayant affecté la dynamique de l’offre et de la demande sur le marché national. L’offre actuelle se limite essentiellement à la sardine congelée et aux quantités fraîches débarquées dans les ports du nord lors des rares fenêtres météorologiques favorables.

Il a rappelé que le repos biologique constitue une mesure administrative essentielle pour les petits pélagiques, en particulier la sardine, visant à protéger les périodes critiques de reproduction et à permettre au stock halieutique de se reconstituer, dans une logique de durabilité à moyen et long termes. Cette approche repose sur les recommandations scientifiques de l’Institut national de recherche halieutique, fondées sur le suivi biologique et l’évaluation des stocks.

Enfin, le délégué a souligné le rôle stratégique du port de Laâyoune, l’un des principaux pôles nationaux de débarquement et d’approvisionnement en sardine, en raison de la capacité productive de sa flotte de pêche côtière. Toute mesure réglementaire ou conjoncturelle affectant ce port a, selon lui, un impact direct sur l’offre disponible sur les marchés nationaux.

Il a également mis en avant les conditions climatiques défavorables touchant les ports du nord du Royaume, qui ont perturbé l’activité portuaire et limité les sorties en mer des unités de pêche, par souci de sécurité des équipages. La circonscription maritime de Laâyoune demeure, à cet égard, un pilier majeur de la pêche nationale, avec 1 008 barques de pêche artisanale, 350 navires de pêche côtière et 52 unités de transformation des produits de la mer.

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