Le Conseil de la concurrence s’apprête à rendre un avis consacré au secteur des cafés et de la consommation de café au Maroc. Son président, Ahmed Rahhou, a indiqué mardi à Rabat que l’analyse ne se limitera pas à l’activité commerciale des établissements eux-mêmes, mais reposera sur une approche globale intégrant l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.
Selon Rahhou, l’étude porte notamment sur les circuits d’importation et de distribution du café, ainsi que sur d’autres produits fortement consommés dans les cafés, tels que les boissons gazeuses et les eaux minérales. L’objectif est d’évaluer le fonctionnement du marché en amont comme en aval, afin d’identifier d’éventuelles pratiques anticoncurrentielles et de mesurer leur impact sur les consommateurs.

Le président du Conseil a précisé que l’institution a choisi de ne pas se limiter à un seul avis. Le dossier sera ainsi scindé en quatre avis distincts : trois porteront sur les segments amont de la chaîne, liés à la production, à l’importation et à la distribution du café et des produits connexes, tandis que le quatrième concernera spécifiquement l’activité des cafés, considérée comme le dernier maillon de la chaîne de consommation.
Rahhou a rappelé que le Conseil mène régulièrement des études sectorielles dans différents domaines économiques, conformément à ses prérogatives légales en matière de suivi de la concurrence et de protection des consommateurs. Ces études ciblent des secteurs ayant un impact direct sur l’économie nationale et sur le quotidien des citoyens.
Il a souligné que la sélection des secteurs étudiés repose sur des critères précis. Le premier concerne l’effet du secteur sur le pouvoir d’achat des ménages, en particulier lorsque les produits ou services concernés représentent une part importante du budget familial, comme les denrées alimentaires, les produits de première nécessité ou le logement. Ces domaines font l’objet d’une attention prioritaire.
Le second critère vise des secteurs dont l’impact direct sur le pouvoir d’achat est plus limité, mais qui conservent une importance économique et sociale significative. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’examen en cours du secteur des cafés, aujourd’hui au centre des travaux du Conseil de la concurrence.