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Réunion houleuse au sein de la Confédération africaine de football : absence de Fouzi Lekjaa et appels à des réformes profondes

14 février 2026 - 05:10

Le dernier comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) s’est déroulé dans un climat de tension inédit, sur fond de critiques internes liées aux retombées de la CAN 2025 organisée au Maroc, notamment les incidents de la finale Maroc–Sénégal et les sanctions disciplinaires qui ont suivi, selon la plateforme spécialisée Winwin.

Plusieurs membres influents étaient absents physiquement, parmi lesquels des représentants de l’Algérie, de l’Égypte, de la Mauritanie, du Maroc, du Cameroun, du Liberia, du Congo et du Gabon. La majorité a participé en visioconférence. L’absence remarquée de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, ainsi que celle du secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, a alimenté les interrogations.

D’après les mêmes sources, le président de la CAF, Patrice Motsepe, aurait consacré près de quatre heures à un seul point relatif à l’évaluation de la dernière Coupe d’Afrique des nations, malgré un ordre du jour comprenant dix dossiers majeurs. Cette gestion a suscité des critiques directes de plusieurs membres, qui ont dénoncé des dysfonctionnements dans l’arbitrage et au sein du secrétariat général.

Des voix se sont élevées pour rappeler les engagements de réforme annoncés auparavant par la présidence, estimant qu’aucune transformation structurelle tangible n’a été engagée. Certains ont plaidé pour une refonte complète du secrétariat général, la dissolution de la commission des arbitres et la mise à l’écart de son président, ainsi qu’un encadrement plus strict des décisions prises en dehors des réunions formelles du comité exécutif.

Le dossier de l’arbitrage a cristallisé les tensions. Des membres ont réclamé la révocation de la commission des arbitres après des erreurs jugées graves durant la compétition. Des déclarations attribuées au président de la commission, le Congolais Jean-Guy Blaise Mayolas Safari (selon les sources citées), auraient accentué la polémique, notamment au sujet de la gestion disciplinaire lors de la finale.

Par ailleurs, Samuel Eto’o aurait contesté la suspension de quatre matchs prononcée à son encontre, dénonçant une sanction injuste. L’annonce de la nomination d’un nouveau directeur des affaires juridiques sans consultation préalable des membres a également suscité un mécontentement supplémentaire, tandis que la désignation d’un nouveau responsable du développement a été validée.

Dans les coulisses de l’instance continentale, un débat émergerait autour d’une éventuelle succession au secrétariat général, entre un profil interne et une option soutenue par la FIFA.

La séquence révèle une CAF traversée par des lignes de fracture internes, où la question de la gouvernance semble désormais au centre des préoccupations.

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