Le cinéma américain perd l’un de ses piliers. Robert Duvall s’est éteint à l’âge de 95 ans, laissant derrière lui une filmographie où l’intensité ne passait jamais par l’excès.
Ses partenaires de la saga The Godfather ont rendu hommage à l’acteur.
Al Pacino, qui incarnait Michael Corleone face au Tom Hagen de Duvall, a salué “un acteur né”, évoquant son intelligence instinctive du jeu et son talent durable.
Robert De Niro, interprète du jeune Vito Corleone dans The Godfather Part II, a exprimé un hommage sobre : “Que Dieu bénisse Bobby. J’espère vivre jusqu’à 95 ans”.
Une autorité sans emphase
Duvall excellait dans l’économie de moyens. Son Tom Hagen, conseiller stratégique des Corleone, reste l’une des figures les plus marquantes de la saga. Mais son registre dépasse largement ce rôle : le lieutenant-colonel Kilgore dans Apocalypse Now demeure une performance emblématique du cinéma des années 1970.
Le réalisateur Francis Ford Coppola a rappelé son importance au sein de l’aventure artistique de l’“American Zoetrope”, citant plusieurs œuvres fondatrices.
Viola Davis et Adam Sandler ont également salué un acteur à la fois imposant et profondément humain.
L’empreinte d’un classique
Robert Duvall appartient à cette génération qui a façonné le Nouvel Hollywood. Son héritage ne tient pas seulement à ses rôles, mais à une conception exigeante du métier : retenue, précision, vérité.
Une disparition qui clôt un chapitre du cinéma américain — mais une présence qui demeure inscrite dans l’histoire des images.