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Maroc – Les financements de la Banque européenne d’investissement atteignent 740 millions d’euros en 2025, un niveau inédit depuis 2012

18 février 2026 - 11:13

Les engagements de la Banque européenne d’investissement au Maroc ont atteint 740 millions d’euros en 2025, leur plus haut niveau depuis 2012. Un signal fort de la consolidation du partenariat stratégique entre Rabat et l’Union européenne.

Présentant à Rabat le bilan annuel conjointement avec la délégation européenne, le chef de la représentation de la BEI au Maroc, Adrian de Bassompierre, a souligné que l’institution, bras financier de l’Union européenne, agit en cohérence avec les priorités communes définies dans le cadre du partenariat bilatéral.

Les financements signés en 2025 traduisent une mobilisation orientée vers la résilience climatique, la transition énergétique, la sécurité hydrique et la reconstruction des infrastructures à la suite du séisme d’Al Haouz.

Eau, énergie et reconstruction post-séisme

Les opérations validées en 2025 par la branche BEI Monde se concentrent sur trois axes structurants.

Dans le secteur de l’eau, un prêt de 70 millions d’euros a été accordé à l’Office national de l’électricité et de l’eau potable pour moderniser les infrastructures de production et d’acheminement de l’eau potable, en particulier dans les villes moyennes et les zones rurales.

Dans l’énergie, un financement de 170 millions d’euros, également en faveur de l’Office national, vise à renforcer et moderniser le réseau national de transport d’électricité afin d’intégrer davantage de capacités renouvelables et d’améliorer la stabilité du système face aux variations climatiques.

La part la plus importante, soit 500 millions d’euros, est destinée à la reconstruction des infrastructures de base dans les zones touchées par le séisme d’Al Haouz. Cette enveloppe constitue la seconde tranche d’un programme global d’un milliard d’euros dédié aux routes, aux établissements scolaires et aux structures de santé.

Appui au secteur privé et dynamique commerciale

En parallèle, les décaissements effectifs de la BEI au Maroc ont atteint 210 millions d’euros en 2025, dont 30 millions orientés vers le secteur privé. Une ligne de financement a notamment été mobilisée au profit du groupe Banque Populaire dans le cadre d’un programme européen destiné à renforcer la compétitivité des chaînes de valeur exportatrices, notamment dans l’automobile, le textile et l’agroalimentaire.

L’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, Dimitar Tsantchev, a rappelé que le Royaume demeure un partenaire central dans le voisinage sud et l’un des principaux bénéficiaires des financements européens en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Le contexte politique de cette coopération s’inscrit dans la continuité du quinzième Conseil d’association tenu à Bruxelles fin janvier, qui a réaffirmé la volonté commune d’approfondir un partenariat multidimensionnel adossé au Pacte pour la Méditerranée et à l’initiative Global Gateway.

Une relation économique structurante

Depuis l’entrée en vigueur de l’Accord d’association en 2000, les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Union européenne ont été multipliés par cinq, atteignant 60,6 milliards d’euros en 2024. L’Union européenne demeure le premier partenaire commercial du Royaume, tandis que le Maroc s’impose comme son premier partenaire africain.

Au-delà des volumes, ces chiffres traduisent une interdépendance économique structurante qui fait de la coopération financière et technique un levier central de stabilité et de développement partagé.

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