Les principales places financières européennes ont démarré la séance de lundi dans le rouge, avec des reculs supérieurs à 2 %, sous l’effet des tensions géopolitiques provoquées par les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, qui ont entraîné une flambée des prix du pétrole.
À l’ouverture, Madrid enregistrait la plus forte baisse (-3,2 %), suivie par Francfort (-2,23 %), Milan (-2,07 %) et Paris (-1,75 %), tandis que Londres limitait ses pertes autour de -0,60 %. L’indice Euro Stoxx50, regroupant les principales capitalisations de la zone euro, reculait d’environ 2,19 %.
La hausse rapide du brut, désormais au-dessus des 80 dollars le baril, alimente les craintes d’une perturbation des approvisionnements énergétiques via le détroit d’Ormuz.
Le pétrole au centre des inquiétudes
Le choc le plus marqué concerne le marché de l’énergie. Le Brent progressait de près de 10 %, tandis que le gaz naturel bondissait également, dans un contexte de nervosité croissante des investisseurs face au risque géopolitique.
Les valeurs refuge progressaient sans emballement majeur : l’or et l’argent affichaient des gains modérés, signe que les marchés privilégient pour l’instant un scénario de tension prolongée plutôt qu’une crise systémique immédiate.
Asie en baisse, Wall Street attendu en repli
Avant l’ouverture en Europe, les marchés asiatiques avaient déjà donné le ton, avec des replis à Tokyo et Hong Kong, tandis que Shanghai parvenait à terminer légèrement dans le vert.
Aux États-Unis, les contrats à terme sur Wall Street annonçaient une ouverture négative, particulièrement pour le secteur technologique, reflet d’un climat d’aversion au risque. Les investisseurs surveillent désormais l’évolution du conflit et ses répercussions possibles sur l’économie mondiale.
Une phase d’incertitude
Les analystes estiment que les marchés entrent dans une période de forte volatilité, où l’évolution des prix de l’énergie et la stabilité des routes maritimes seront déterminantes. L’impact sur l’inflation et la croissance européenne pourrait devenir un enjeu central si la crise venait à s’installer dans la durée.