L’Union européenne a affirmé mercredi être prête à défendre ses intérêts ainsi que ceux de ses États membres, après les menaces commerciales formulées par le président américain Donald Trump à l’encontre de l’Espagne.
Dans un communiqué, le porte-parole de la Commission européenne, Olof Gill, a exprimé la solidarité totale de Bruxelles avec Madrid, rappelant que la politique commerciale commune de l’UE permet de réagir si nécessaire.
« Nous nous tenons pleinement aux côtés de tous les États membres et de leurs citoyens et, à travers notre politique commerciale commune, nous sommes prêts à agir si nécessaire pour protéger les intérêts de l’Union européenne », a-t-il déclaré.
Les tensions sont apparues après que Donald Trump a menacé mardi de rompre les relations commerciales avec l’Espagne, en réaction au refus du gouvernement de Pedro Sánchez d’autoriser l’utilisation de deux bases militaires américaines situées en Andalousie pour une éventuelle opération militaire contre l’Iran.
Il s’agit de la base navale de Rota et de la base aérienne de Morón, héritées d’un accord conclu en 1953 entre Washington et Madrid à l’époque du régime de Francisco Franco. Leur utilisation est aujourd’hui encadrée par un accord bilatéral de coopération pour la défense entre deux pays membres de l’OTAN.
La Commission européenne a rappelé que l’Union européenne et les États-Unis ont conclu l’an dernier un accord commercial important, et espère que Washington respectera pleinement ses engagements.
Bruxelles a également insisté sur la nécessité de préserver des relations commerciales transatlantiques stables, prévisibles et mutuellement bénéfiques.
Les relations entre Donald Trump et Pedro Sánchez sont tendues depuis plusieurs mois. Le président américain reproche notamment à l’Espagne de ne pas avoir porté ses dépenses militaires à 5 % du PIB, objectif avancé dans le cadre de l’OTAN.
Mardi, Trump a même accusé l’Espagne d’avoir été « terrible » et « très peu coopérative ».