Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a tenu le gouvernement pour responsable du climat de tension qui traverse actuellement les établissements d’enseignement supérieur, marqués ces derniers jours par plusieurs mouvements de protestation et grèves d’enseignants-chercheurs.
Dans un communiqué, le bureau politique du parti a exprimé sa solidarité avec les enseignants-chercheurs mobilisés pour dénoncer la situation de l’université et de la recherche scientifique. Le PPS critique notamment la manière dont le nouveau projet de loi relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique a été adopté au Parlement, estimant qu’il a été imposé grâce à la seule majorité numérique, sans véritable démarche de concertation avec les acteurs du secteur.
Pour la formation politique, la réforme de l’enseignement supérieur constitue un chantier stratégique pour l’avenir du pays, mais sa réussite dépend largement de l’adhésion de la communauté universitaire. Une réforme menée sans dialogue approfondi risquerait, selon le parti, d’alimenter davantage les tensions au sein des universités.
Le PPS met également en garde contre ce qu’il qualifie de « domination de la majorité » dans le processus législatif, estimant qu’une telle approche pourrait accentuer le malaise qui traverse actuellement les institutions universitaires.
Face à cette situation, le parti appelle le gouvernement à ouvrir un dialogue sérieux et constructif avec les représentants des enseignants-chercheurs afin de trouver des solutions à la crise que connaît le secteur.
Parmi les revendications évoquées figurent notamment la préservation de l’autonomie universitaire, le maintien de la gratuité de l’enseignement supérieur, la garantie de l’égalité des chances et l’amélioration des conditions professionnelles, matérielles et morales des enseignants et chercheurs.