L’intensification du conflit au Moyen-Orient pourrait provoquer des répercussions économiques et environnementales à l’échelle mondiale, a averti vendredi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk.
Lors d’un point de presse à Genève, le responsable onusien a estimé que la guerre déclenchée par les attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran risque d’avoir des effets bien au-delà de la région.
Il a appelé les États concernés à désamorcer la confrontation et à privilégier la voie diplomatique, soulignant l’urgence d’une action internationale pour éviter une aggravation du conflit.
Selon lui, la communauté internationale devrait chercher à « éteindre l’incendie », alors que la situation actuelle se caractérise par une rhétorique toujours plus belliqueuse, accompagnée de bombardements, de destructions et de nouvelles pertes humaines.
Le Liban au cœur des inquiétudes
Le Haut-Commissaire a également exprimé une vive inquiétude face à la situation au Liban, où les affrontements entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah risquent d’ouvrir un nouveau front.
Les ordres d’évacuation imposés dans certaines zones du sud du pays ont contraint des dizaines de milliers d’habitants à quitter leurs villages, notamment vers des régions situées au nord du fleuve Litani.
Selon Türk, ces déplacements soulèvent des préoccupations sérieuses au regard du droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne le risque de transferts forcés de populations civiles.
Appel au respect du droit international
Le responsable onusien a aussi réagi aux déclarations justifiant la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
« Du point de vue des droits humains, nous sommes opposés aux assassinats », a-t-il déclaré, appelant au respect strict du droit international dans toute opération militaire.
Il a par ailleurs demandé une enquête indépendante et transparente sur le bombardement d’une école dans la ville iranienne de Minab, qui aurait causé la mort de nombreuses écolières selon les autorités locales.
« Une école est une institution civile qui ne devrait jamais être prise pour cible », a-t-il insisté.
Pour l’ONU, la poursuite du conflit pourrait entraîner des effets majeurs sur l’économie mondiale, les marchés de l’énergie et l’environnement, tout en aggravant la crise humanitaire au Moyen-Orient.