L’un des bombardiers les plus rapides et les plus puissants de l’armée de l’air américaine est arrivé vendredi sur une base militaire en Angleterre, dans un contexte d’escalade des tensions après le déclenchement de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran.
Le Rockwell B-1B Lancer, bombardier stratégique supersonique capable de transporter jusqu’à 24 missiles de croisière, a atterri sur la base aérienne RAF Fairford, dans le comté du Gloucestershire, dans le sud-ouest de l’Angleterre, selon plusieurs médias britanniques.
Cette base fait partie des installations que Londres a mises à la disposition de Washington pour des opérations défensives face aux menaces iraniennes. L’autre base concernée est celle de Diego Garcia, située dans l’océan Indien.
Surnommé « Bone », l’appareil mesure 44,5 mètres de long, pèse environ 86 tonnes et peut atteindre une vitesse supérieure à 1.448 km/h, ce qui en fait le bombardier le plus rapide de l’arsenal américain.
Il est équipé de systèmes avancés de radar et de navigation GPS pour la localisation des cibles, ainsi que d’équipements de guerre électronique comprenant brouilleurs, détecteurs de radar et systèmes de leurres destinés à contrer les défenses ennemies.
Londres renforce sa posture de défense
Bien que le Royaume-Uni ne participe pas officiellement aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, le Premier ministre Keir Starmer a autorisé le 1er mars l’utilisation de bases de la Royal Air Force (RAF) pour intercepter des missiles iraniens visant des pays où se trouvent des intérêts ou des ressortissants britanniques.
Lors d’un entretien téléphonique vendredi soir, Starmer a également assuré au prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane que le Royaume-Uni était prêt à soutenir la défense de l’Arabie saoudite si nécessaire.
Parallèlement, le gouvernement britannique prévoit de déployer des hélicoptères Wildcat dotés de capacités antidrones ainsi que le destroyer HMS Dragon afin de protéger ses deux bases militaires situées à Chypre.
Cette décision intervient après qu’un drone de type Shahed a visé lundi dernier la base britannique d’Akrotiri, une attaque dont il a ensuite été établi qu’elle n’avait pas été lancée depuis l’Iran.