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Trump réunit à Miami des dirigeants latino-américains alliés lors du sommet « Bouclier des Amériques »

07 mars 2026 - 15:31

Miami – Le sommet convoqué par le président des États-Unis, Donald Trump, avec une douzaine de dirigeants latino-américains a débuté ce samedi à Miami avec l’arrivée progressive des chefs d’État invités à cette réunion baptisée « Bouclier des Amériques », une initiative destinée à consolider l’influence de Washington dans la région.

La rencontre se tient au Trump National Doral Miami, un complexe hôtelier et golfique appartenant au président américain lui-même. Selon la Maison-Blanche, l’objectif est de renforcer la coordination politique et sécuritaire avec plusieurs gouvernements latino-américains alliés, dans un contexte marqué par la compétition croissante entre les États-Unis et la Chine en Amérique latine.

Parmi les premiers dirigeants arrivés figurent le président du Panama, José Raúl Mulino, le président élu du Chili, José Antonio Kast – qui doit prendre ses fonctions la semaine prochaine –, la Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, ainsi que le président du Honduras, Nasry Asfura.

Au cours de la journée ont également rejoint le sommet les chefs d’État de Bolivie, Rodrigo Paz ; d’Équateur, Daniel Noboa ; du Costa Rica, Rodrigo Chaves ; d’Argentine, Javier Milei ; de République dominicaine, Luis Abinader ; du Guyana, Irfaan Ali ; du Paraguay, Santiago Peña ; et du Salvador, Nayib Bukele.

Une stratégie américaine dans l’hémisphère occidental

La Maison-Blanche présente ce sommet comme un espace de coordination sur plusieurs dossiers sensibles pour Washington : sécurité régionale, lutte contre le narcotrafic, immigration irrégulière et coopération économique.

Mais derrière ces priorités apparaît également un objectif stratégique plus large : freiner l’expansion économique et technologique de la Chine en Amérique latine, devenue ces dernières années un partenaire commercial majeur pour plusieurs pays de la région.

Pour l’administration Trump, la consolidation d’un réseau de gouvernements politiquement proches constitue un moyen de réaffirmer l’influence américaine dans ce que Washington considère historiquement comme son espace stratégique naturel.

Un sommet qui révèle les divisions politiques du continent

La liste des participants met toutefois en évidence les fractures idéologiques qui traversent aujourd’hui l’Amérique latine. Les dirigeants des principales puissances régionales gouvernées par la gauche – notamment le Brésil, le Mexique et la Colombie – n’ont pas été invités à la réunion.

Pour plusieurs analystes, le « Bouclier des Amériques » apparaît ainsi comme une initiative parallèle à la traditionnelle Cumbre de las Américas, créée en 1994 pour réunir les chefs d’État du continent mais aujourd’hui fragilisée par les profondes divergences politiques entre ses membres.

Dans ce contexte, la réunion de Miami s’inscrit dans la volonté de Washington de reconfigurer ses alliances dans l’hémisphère occidental, à un moment où l’Amérique latine redevient un terrain central de rivalité entre grandes puissances.

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