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Colombie : des élections législatives sous l’ombre du pouvoir de Petro et de ses alliances internationales controversées

08 mars 2026 - 13:52

 Les Colombiens élisent ce dimanche un nouveau Congrès dans un scrutin législatif qui servira de test politique avant l’élection présidentielle prévue le 31 mai. Le vote intervient dans un climat de forte polarisation autour du bilan du président Gustavo Petro.

Plus de 41 millions d’électeurs sont appelés à choisir 285 parlementaires entre 08h00 et 16h00 (heure locale). Le nouveau Congrès prendra ses fonctions le 20 juillet, quelques semaines avant l’investiture du prochain chef de l’État.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, Petro — premier président de gauche de l’histoire moderne de la Colombie — a cherché à faire adopter des réformes profondes dans les domaines social, fiscal et sanitaire. Plusieurs d’entre elles ont toutefois été bloquées par le Parlement, accentuant les tensions institutionnelles.

Une gauche en quête de continuité

Les sondages placent en tête de la course présidentielle le sénateur de gauche Iván Cepeda, proche allié de Petro, face à l’avocat conservateur Abelardo de la Espriella, qui se présente comme un candidat outsider soutenu par des secteurs de la droite.

Pour Cepeda, l’objectif est de prolonger l’agenda réformateur de la gauche, ce qui suppose l’élection d’un Congrès plus favorable au gouvernement.

De leur côté, les forces conservatrices tentent de reprendre l’initiative politique après la défaite de 2022.

La droite se réorganise autour d’Uribe

L’ancien président Álvaro Uribe (2002-2010), figure majeure de la droite colombienne, se présente au Sénat dans une tentative de mobiliser son électorat traditionnel.

Uribe critique notamment la politique de « paix totale » menée par Petro, basée sur des négociations avec différents groupes armés.

La campagne électorale reste marquée par la violence : le sénateur de droite Miguel Uribe, pressenti comme candidat présidentiel, a été assassiné l’an dernier.

Une politique étrangère controversée

La présidence de Gustavo Petro suscite également des critiques sur la scène internationale. Son gouvernement s’est illustré par des positions diplomatiques alignées avec certains régimes hostiles au Maroc et par un soutien politique récurrent au Front Polisario, mouvement séparatiste soutenu par l’Algérie.

Cette orientation place la Colombie en décalage avec la dynamique diplomatique internationale croissante en faveur de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc.

Dans ce contexte, les élections législatives sont aussi perçues comme un test pour l’orientation future de la politique étrangère colombienne.

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