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Starmer affirme multiplier les contacts diplomatiques pour désamorcer la crise au Moyen-Orient

09 mars 2026 - 12:40

Londres. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré lundi que le Royaume-Uni menait de nombreuses consultations diplomatiques avec ses alliés afin de tenter de désamorcer l’escalade militaire au Moyen-Orient, dans le contexte de la confrontation entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

Lors d’un événement à Londres, le chef du gouvernement a estimé qu’il était urgent de trouver une voie de désescalade, soulignant que plusieurs discussions en cours portent précisément sur les moyens d’éviter une aggravation du conflit.

« Il est réellement nécessaire de trouver un moyen de désamorcer la situation et d’empêcher qu’elle ne s’aggrave », a déclaré Starmer.

Échange avec Donald Trump après des tensions

Le Premier ministre britannique a également confirmé avoir parlé dimanche avec le président américain Donald Trump, dans leur premier échange direct depuis le début du conflit le 28 février.

Cet entretien intervient après plusieurs critiques publiques formulées par le dirigeant américain, qui avait reproché à Londres de ne pas soutenir suffisamment l’offensive contre l’Iran, allant jusqu’à affirmer qu’il ne traitait pas avec « Winston Churchill ».

Malgré ces tensions, Starmer a insisté sur la solidité de la relation transatlantique.

« Nous parlons et travaillons ensemble chaque jour », a-t-il affirmé.

Utilisation de bases britanniques par les États-Unis

Bien que le Royaume-Uni ne participe pas directement aux opérations militaires, Londres a autorisé le 1er mars les forces américaines à utiliser certaines installations stratégiques.

Parmi elles figurent la base aérienne de RAF Fairford, en Angleterre, ainsi que la base de Diego Garcia, dans l’océan Indien, utilisées par l’aviation américaine dans le cadre de la crise.

Selon le gouvernement britannique, cette décision vise à prévenir d’éventuelles attaques iraniennes contre des pays du Golfe où le Royaume-Uni possède des intérêts.

Inquiétudes économiques et flambée du pétrole

La crise suscite également des préoccupations économiques au Royaume-Uni. Le prix du pétrole a fortement augmenté ces dernières heures, atteignant près de 120 dollars le baril, ce qui alimente les craintes d’inflation et de hausse des coûts énergétiques.

Le Premier ministre a assuré que l’économie britannique est mieux préparée à absorber ce choc que lors du début de la guerre en Ukraine en 2022.

La ministre britannique des Finances est actuellement en contact avec les autorités financières et participera à une réunion du G7, au cours de laquelle les pays membres pourraient envisager la libération de réserves stratégiques de pétrole afin de stabiliser les marchés.

Une diplomatie pour éviter l’embrasement régional

Face au risque d’une extension du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient, Londres affirme privilégier une approche combinant coordination avec ses alliés et efforts diplomatiques pour tenter de contenir la crise.

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