Les principales places financières d’Asie du Sud-Est ont enregistré de fortes baisses lundi, dans un contexte de flambée des prix du pétrole provoquée par l’escalade militaire au Moyen-Orient.
Le baril de WTI a dépassé dimanche la barre des 100 dollars, pour la première fois depuis 2022, alimentant les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique mondial.
La chute la plus marquée a été enregistrée au Vietnam, où l’indice VN de la Bourse de Hô Chi Minh-Ville a perdu 6,51 %, terminant à 1.652,79 points.
Aux Philippines, l’indice PSEi a reculé de 4,97 %, tandis que le marché indonésien (JCI) a cédé 3,27 %.
À Kuala Lumpur, l’indice KLCI a perdu 2,55 %, alors que le SET de Bangkok a reculé de 1,94 %. À Singapour, l’indice STI a terminé en baisse de 1,89 %.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions
Cette nervosité des marchés est directement liée aux tensions autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) consommés dans le monde.
Des responsables militaires iraniens ont évoqué la possibilité de bloquer cette voie maritime, tandis que Washington affirme vouloir garantir la liberté de navigation dans la zone.
Le président américain Donald Trump a déclaré que la hausse du prix du pétrole représentait « un petit prix à payer » dans le contexte actuel.
L’Asie particulièrement exposée
Selon les données de la société d’analyse Kpler et de l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis, entre 84 % et 90 % du pétrole exporté via le détroit d’Ormuz est destiné à l’Asie.
Cette dépendance explique pourquoi les marchés asiatiques sont les premiers à réagir aux tensions énergétiques mondiales.