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L’Iran répond à Macron et juge “peu probable” la sécurisation du détroit d’Ormuz en pleine guerre

09 mars 2026 - 21:09

Les tensions autour du détroit d’Ormuz, l’un des passages maritimes les plus stratégiques pour l’énergie mondiale, se sont accentuées lundi après un échange de déclarations entre Paris et Téhéran.

L’Iran a estimé qu’il serait très difficile d’assurer la sécurité de ce corridor maritime tant que la guerre en cours au Moyen-Orient se poursuivra.

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a réagi aux propos du président français Emmanuel Macron, qui a annoncé la préparation d’une mission internationale destinée à rouvrir progressivement la navigation dans le détroit.

Dans un message publié sur le réseau X, Larijani a déclaré qu’il était “peu probable d’établir la sécurité dans le détroit d’Ormuz alors que la guerre, déclenchée selon lui par les États-Unis et Israël, se poursuit dans la région”.

Un passage vital pour l’énergie mondiale

Situé entre l’Iran et Oman, le détroit d’Ormuz constitue l’un des points névralgiques du commerce énergétique mondial. Près de 20 % du pétrole transporté par voie maritime dans le monde y transite, ainsi qu’une part importante du gaz naturel liquéfié.

Depuis le début du conflit régional à la fin du mois de février, la circulation maritime dans cette zone s’est fortement ralentie, en raison des risques d’attaques contre les navires et les installations pétrolières.

Cette situation a contribué à la flambée récente des prix du pétrole, qui se rapprochent à nouveau des 100 dollars le baril, alimentant les inquiétudes sur une possible crise énergétique mondiale.

Une mission navale internationale envisagée

Face à ces tensions, Emmanuel Macron a annoncé qu’une mission maritime internationale à vocation défensive était en préparation afin de sécuriser progressivement la navigation.

La France a déjà commencé à déployer des moyens militaires dans la région, notamment huit frégates, deux porte-hélicoptères amphibies et un porte-avions en Méditerranée orientale, dans le but de coordonner une éventuelle opération avec des partenaires européens et internationaux.

Le chef de l’État français a précisé que cette mission aurait un objectif strictement pacifique, destiné à protéger les routes commerciales essentielles.

“Nous préparons cette mission avec nos partenaires de manière ordonnée. Elle aura une vocation purement pacifique et vise à sécuriser une route vitale pour l’économie mondiale”, a déclaré Macron.

Toutefois, il a souligné que l’opération dans le détroit d’Ormuz ne pourrait être envisagée qu’après la phase la plus critique du conflit.

Un point de tension stratégique

La réaction iranienne montre que le détroit d’Ormuz est désormais au cœur des rivalités géopolitiques liées au conflit.

Alors que les puissances occidentales cherchent à garantir la continuité du commerce énergétique mondial, Téhéran met en garde contre toute tentative de militarisation accrue de la zone.

Dans ce contexte, l’avenir de la navigation dans ce passage stratégique reste incertain, et ses conséquences pourraient peser lourdement sur les marchés énergétiques et l’économie mondiale.

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