Rabat – Le Médiateur pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (MDDH) a appelé à renforcer les garanties d’indépendance de la profession d’avocat et à préserver l’autorégulation du Conseil national de la presse, à l’occasion de la réunion de son bureau exécutif tenue le 8 mars à Rabat.
Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, l’organisation indique avoir examiné plusieurs développements liés aux droits et libertés au Maroc, ainsi que son programme d’action pour la période à venir.
Débat autour de la réforme de la profession d’avocat
Le MDDH a notamment suivi le débat en cours autour du projet de loi n°66.23 relatif à l’organisation de la profession d’avocat.
L’association estime que la réforme doit être conduite dans un esprit participatif et responsable, impliquant l’ensemble des acteurs concernés. Elle insiste sur la nécessité de garantir l’indépendance de la profession et de consolider son rôle dans la protection des droits et libertés et l’application équitable de la loi, conformément aux standards internationaux.
Conseil national de la presse : préserver l’autorégulation
Concernant le projet de loi sur la réorganisation du Conseil national de la presse, le MDDH considère que la décision de la Cour constitutionnelle et ses conséquences devraient être une occasion pour les parties prenantes de trouver un consensus permettant de préserver l’indépendance et l’autorégulation de cette institution.
Solidarité après les inondations
Le communiqué évoque également les inondations qui ont touché plusieurs régions du Maroc ces dernières semaines. L’organisation a exprimé sa solidarité avec les victimes et salué les efforts des autorités civiles, militaires et des acteurs de la société qui ont contribué aux opérations de secours.
Le MDDH appelle à la mise en place d’une stratégie durable de gestion des catastrophes, notamment face aux effets croissants du changement climatique.
Appel à accélérer la réforme du Code de la famille
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars, l’organisation a également exprimé son soutien aux revendications du mouvement féministe en faveur de la publication rapide de la nouvelle version du Code de la famille (Moudawana).
Selon le Médiateur, la réforme doit garantir égalité, justice et équité.
Un plan stratégique pour 2026-2030
La réunion a enfin examiné le projet de plan d’action stratégique du MDDH pour la période 2026-2030, destiné à adapter les priorités de l’organisation aux nouveaux enjeux politiques et sociaux.
Ce travail intervient dans un contexte marqué par la fin de la législature actuelle et par les préparatifs des élections législatives prévues le 23 septembre prochain au Maroc.
Le bureau exécutif a également étudié un projet de restructuration interne de l’organisation, avec la création de groupes de travail consacrés notamment aux politiques publiques, à la communication et aux relations avec les mécanismes internationaux des droits humains.