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Starmer travaille avec ses alliés sur un plan « viable » pour rouvrir le détroit d’Ormuz

16 mars 2026 - 13:03

Londres. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a déclaré lundi que le Royaume-Uni travaille avec plusieurs alliés, notamment européens, à l’élaboration d’un plan « viable » pour rouvrir le stratégique Détroit d’Ormuz, fermé par l’Iran après l’escalade militaire au Moyen-Orient.

Lors d’une conférence de presse, Starmer a toutefois insisté sur le fait que Londres ne s’impliquera pas dans la guerre contre l’Iran. « Nous ne nous laisserons pas entraîner dans la guerre », a-t-il affirmé, appelant à une résolution rapide du conflit.

Selon lui, plus la guerre se prolonge, plus la situation devient dangereuse et plus ses conséquences économiques seront lourdes, notamment pour le coût de la vie.

Une route énergétique stratégique

La réouverture d’Ormuz est devenue une priorité pour les puissances occidentales. Une part importante du pétrole consommé dans le monde transite par ce passage maritime stratégique, dont la fermeture a provoqué une forte tension sur les marchés de l’énergie.

Le chef du gouvernement britannique a indiqué que Londres travaille avec ses partenaires afin de mettre en place un plan collectif permettant de rétablir la liberté de navigation dans la région et d’atténuer l’impact économique de la crise.

Pressions américaines sur les alliés

Ces déclarations interviennent après que le président américain, Donald Trump, a averti que l’OTAN pourrait connaître « un avenir très sombre » si les alliés ne contribuent pas à garantir la sécurité du passage maritime dans le détroit.

Dans une interview accordée au Financial Times, Trump a estimé que les pays qui dépendent du pétrole du Golfe — en particulier l’Europe et la Chine — devraient participer davantage aux efforts pour sécuriser la zone.

Mesures pour soutenir les ménages

Le blocage du détroit a déjà entraîné une flambée des prix du pétrole, le baril de Brent dépassant les 100 dollars et s’échangeant lundi autour de 104 dollars.

Face à cette situation, le gouvernement britannique a annoncé un plan d’aide de 53 millions de livres sterling (environ 60 millions d’euros) destiné à soutenir les ménages les plus vulnérables face à la hausse des prix du fioul domestique, notamment dans les zones rurales.

Starmer a également souligné que la priorité immédiate du Royaume-Uni reste la protection des citoyens britanniques présents au Moyen-Orient dans un contexte de tensions régionales accrues.

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