La Belgique a décidé de renforcer la sécurité des synagogues, écoles et autres institutions juives par le déploiement de militaires en appui aux forces de police, après l’attaque survenue il y a deux semaines devant une synagogue à Liège.
Selon le ministre belge de l’Intérieur, Bernard Quintin, cet incident rappelle que «la menace qui pèse sur la communauté juive en Belgique est bien réelle», dans un contexte marqué par une hausse des actes antisémites en Europe. Les autorités n’ont pas encore précisé combien de militaires seront mobilisés.
Une réponse sécuritaire face à la montée des menaces
Le dispositif reposera principalement sur la police, qui conservera la responsabilité opérationnelle, tandis que l’armée interviendra comme force de soutien. Le plan a été élaboré en coordination étroite avec le ministère de la Défense.
Le ministre de la Défense, Theo Francken, a souligné que cette mesure vise à «renforcer les services policiers et contribuer à la protection de la communauté juive».
La décision intervient après l’explosion survenue devant la synagogue de Liège dans la nuit de dimanche à lundi la semaine précédente. L’attaque n’a fait aucun blessé, mais elle a été immédiatement qualifiée d’antisémite par le Premier ministre, Bart De Wever. Le parquet fédéral a ouvert une enquête pour déterminer s’il s’agit d’un acte terroriste.
Une inquiétude européenne
Les autorités belges ont également pris en compte d’autres incidents récents visant des institutions juives en Europe, notamment aux Pays-Bas et en Norvège.
À Amsterdam, une explosion suivie d’un incendie a récemment endommagé l’extérieur d’un bâtiment juif. La maire de la ville, Femke Halsema, a dénoncé un «acte lâche d’agression contre la communauté juive».
Un précédent en 2015
La Belgique avait déjà mobilisé l’armée pour sécuriser certains lieux sensibles en 2015, au plus fort de la menace terroriste qui pesait alors sur le pays.
Le gouvernement envisageait déjà un renforcement de la sécurité depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. L’attentat de Liège a toutefois accéléré la décision, dans un climat européen où la protection des communautés religieuses devient un enjeu central de sécurité intérieure.