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Inflation au Maroc : hausse mensuelle tirée par l’alimentaire et les carburants, recul sur un an

18 mars 2026 - 13:30

L’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré, en février 2026, une hausse de 0,5 % par rapport au mois précédent, selon les dernières données du Haut-Commissariat au Plan. Cette progression mensuelle s’explique principalement par l’augmentation des prix des produits alimentaires (+0,8 %) et, dans une moindre mesure, des produits non alimentaires (+0,3 %), confirmant une pression inflationniste ponctuelle tirée par les dépenses du quotidien.

Dans le détail, les produits alimentaires ont connu des hausses significatives, notamment les poissons et fruits de mer (+5,4 %), les fruits (+2,1 %), les viandes (+1,6 %) et les légumes (+1 %). D’autres catégories, comme les produits laitiers, le café et le thé, ont également progressé, bien que de manière plus modérée. À l’inverse, certaines baisses ont été observées, en particulier pour les huiles et graisses (-2,2 %) ainsi que pour les boissons non alcoolisées (-0,4 %), atténuant partiellement la dynamique haussière.

Du côté des produits non alimentaires, la principale contribution à la hausse provient des carburants, dont les prix ont progressé de 3,1 %, un facteur particulièrement sensible dans un contexte marqué par les tensions énergétiques internationales. Cette évolution confirme le rôle structurant de l’énergie dans la transmission de l’inflation à l’ensemble de l’économie.

Sur le plan territorial, les hausses les plus marquées ont été enregistrées à Oujda et Tanger (+1,4 %), suivies de Tétouan (+1,2 %) et de plusieurs villes comme Fès, Kénitra et Al Hoceïma (+0,7 %). D’autres agglomérations, notamment Casablanca, Rabat et Settat, ont connu des augmentations plus contenues (+0,3 %), tandis que des reculs ont été observés à Safi (-0,4 %) ainsi qu’à Guelmim et Errachidia (-0,2 %), illustrant des dynamiques locales différenciées.

En glissement annuel, l’indice des prix à la consommation affiche toutefois une baisse de 0,6 %, résultant d’un recul des prix alimentaires (-2 %) malgré une légère hausse des produits non alimentaires (+0,4 %). Cette évolution contraste avec la tendance mensuelle et traduit un environnement inflationniste globalement modéré, voire en repli, sur un an.

Enfin, l’indicateur d’inflation sous-jacente — qui exclut les prix réglementés et les produits à forte volatilité — a progressé de 2 % sur un mois, tout en enregistrant une baisse de 1,2 % sur un an. Ce double mouvement met en évidence une tension à court terme, mais sans ancrage durable à ce stade, dans un contexte où les facteurs externes, notamment énergétiques, continuent de peser sur les perspectives économiques.

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