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Sánchez affiche son soutien à Zapatero après sa mise en examen dans l’affaire Plus Ultra

20 mai 2026 - 09:52

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a exprimé mercredi son « soutien total » à l’ancien chef du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero, après l’annonce de sa mise en examen dans l’affaire liée au sauvetage de la compagnie aérienne Plus Ultra.

S’exprimant devant le Congrès des députés à Madrid, Pedro Sánchez a insisté sur « le respect de la justice » et sur « la présomption d’innocence », tout en défendant le bilan politique de Zapatero, figure importante du Parti socialiste espagnol et soutien influent du chef du gouvernement actuel.

Le président du gouvernement espagnol a rappelé que José Luis Rodríguez Zapatero avait, selon lui, marqué l’Espagne par plusieurs réformes majeures, notamment l’élargissement des droits et libertés, le retrait des troupes espagnoles de la guerre en Irak et la fin des violences de l’organisation séparatiste basque ETA.

Cette affaire provoque néanmoins une forte secousse politique en Espagne. Le leader du Parti populaire (PP), Alberto Núñez Feijóo, principal parti d’opposition, a attaqué frontalement le gouvernement et accusé Pedro Sánchez de rester politiquement lié à l’ancien dirigeant socialiste.

La justice espagnole soupçonne José Luis Rodríguez Zapatero d’avoir joué un rôle d’influence dans le sauvetage public de la compagnie aérienne Plus Ultra, qui avait bénéficié en 2021 d’une aide financière de 53 millions d’euros accordée durant la pandémie de Covid-19.

Le juge de l’Audience nationale, José Luis Calama, accuse l’ancien chef du gouvernement d’avoir dirigé une structure de trafic d’influence destinée à obtenir des avantages économiques au profit de tiers, principalement la compagnie Plus Ultra. Zapatero rejette catégoriquement ces accusations et affirme n’avoir effectué « aucune démarche » auprès des autorités publiques en lien avec ce dossier.

L’ancien dirigeant socialiste a été convoqué le 2 juin prochain devant la justice espagnole. Plusieurs perquisitions ont également été menées dans ses bureaux à Madrid ainsi que dans différentes sociétés liées à l’enquête.

Cette mise en examen constitue un événement inédit dans l’Espagne démocratique contemporaine, José Luis Rodríguez Zapatero devenant le premier ancien chef du gouvernement espagnol à faire l’objet d’une telle procédure judiciaire.

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