L’inflation a poursuivi son ralentissement au Maroc en 2025, atteignant -0,3 % en décembre, contre 2,6 % en février, selon le rapport annuel de Bank Al-Maghrib. En moyenne annuelle, le taux d’inflation s’est établi à 0,8 %, porté par la baisse de l’inflation sous-jacente et la poursuite du recul des prix des carburants.
Cette évolution marque un retour à un niveau de stabilité des prix après la forte poussée inflationniste enregistrée entre 2022 et 2023. Durant cette période, l’inflation avait culminé à 9,1 % au premier trimestre 2023, sous l’effet des chocs extérieurs, notamment la flambée des prix de l’énergie et des matières premières.
Dans son rapport, la Banque centrale souligne que l’économie marocaine est restée dans un régime de faible inflation durant 94,3 % de la période allant de 1990 à 2025, les années 2022 et 2023 constituant une parenthèse exceptionnelle.
Sur le plan des finances publiques, Bank Al-Maghrib anticipe une amélioration de la situation budgétaire. Hors recettes issues de la cession des participations de l’État, le déficit budgétaire devrait être ramené à 64,2 milliards de dirhams, soit 3,9 % du produit intérieur brut, conformément aux prévisions de la loi de finances 2025, contre 4,3 % du PIB en 2024.
Les ressources ordinaires de l’État devraient progresser de 17,5 % pour atteindre 436,7 milliards de dirhams, soutenues par une hausse des recettes fiscales estimées à 367,5 milliards de dirhams.
Le rapport rappelle également que la loi de finances 2025 a introduit plusieurs mesures fiscales destinées à soutenir le pouvoir d’achat, notamment le relèvement du seuil d’exonération de l’impôt sur le revenu à 40.000 dirhams par an et la réduction du taux marginal maximal de cet impôt à 37 %.