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Maroc : la secrétaire d'État à la Pêche maritime dément toute implication dans une affaire présumée de corruption

22 juillet 2026 - 09:42

La secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime a démenti, mardi, toute implication dans le dossier relatif à la licence de remplacement du bateau de pêche « Jbou Allah », rejetant les informations ayant tenté d’établir un lien entre son nom et une affaire présumée de corruption.

Dans un communiqué explicatif, elle affirme que l’ensemble des décisions administratives concernant ce dossier ont été prises bien avant sa nomination à la tête du département, soulignant qu’aucun acte ou décision ne lui est imputable.

Selon le communiqué, les documents officiels montrent que le dossier du bateau « Jbou Allah » (n° 8-296), mis hors service le 29 novembre 1995 puis démoli le 2 février 1999, a suivi une longue procédure administrative. Les demandes de remplacement ont été rejetées à plusieurs reprises, notamment en 1999, 2000 et de nouveau le 21 juillet 2020, au motif qu’elles ne remplissaient pas les conditions légales et réglementaires, notamment en raison du dépassement du délai prévu pour le dépôt de la demande.

Le département ajoute qu’un courrier officiel daté du 21 septembre 2022 a confirmé le maintien de cette décision de rejet, ce qui, selon le communiqué, démontre que le dossier était définitivement tranché sur le plan administratif avant l’entrée en fonction de l’actuelle secrétaire d’État.

Cette dernière estime que les tentatives visant à associer son nom à cette affaire, sans qu’aucune décision, intervention ou preuve ne l’incrimine, ignorent la chronologie des faits et sont de nature à porter atteinte à sa réputation et à induire l’opinion publique en erreur.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée le 14 juillet 2026 auprès du procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat par le propriétaire du bateau de pêche. Celui-ci sollicite l’ouverture d’une enquête sur des faits présumés d’escroquerie, d’abus d’influence et de corruption liés à son dossier de reconstruction.

Selon la plainte, le requérant affirme avoir déposé, en 2024, une demande de licence pour reconstruire son bateau, avant de se voir réclamer, selon ses déclarations, des sommes d’argent par des personnes qu’il présente comme proches de la secrétaire d’État, en contrepartie d’une intervention destinée à accélérer le traitement de son dossier et l’obtention de l’autorisation.

La plainte cite notamment trois personnes, dont le chauffeur de la secrétaire d’État, son frère et un employé d’une association professionnelle, et demande à la justice d’ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités éventuelles.

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