Le déficit budgétaire du Maroc s’est établi à 20,2 milliards de dirhams à la fin du mois de juin 2026, contre 24,9 milliards de dirhams à la même période de 2025, selon le dernier rapport trimestriel publié par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR).
Cette amélioration s’explique par des recettes ordinaires, hors emprunts, qui ont atteint 357,8 milliards de dirhams, tandis que les dépenses ordinaires se sont élevées à 377,9 milliards de dirhams, hors remboursement de la dette.
Le rapport souligne également que les emprunts ont généré 60,4 milliards de dirhams, alors que les remboursements de la dette se sont limités à 35,2 milliards de dirhams, permettant de dégager un excédent de financement de 5 milliards de dirhams.
Au total, les ressources de l’État ont atteint 418,2 milliards de dirhams au cours du premier semestre, soit 58,7 % des prévisions inscrites dans la Loi de finances 2026.
La TGR relève par ailleurs que les arriérés de remboursement de la TVA s’élevaient à 33,5 milliards de dirhams, tandis que les demandes de restitution de l’impôt sur les sociétés atteignaient 2 milliards de dirhams à fin décembre 2025.
La structure des recettes fait apparaître une prédominance des recettes ordinaires, qui représentent 54,9 % des ressources totales. Les emprunts à moyen et long terme en constituent 14,4 %, les recettes des comptes spéciaux du Trésor 30,3 %, tandis que les services de l’État gérés de manière autonome contribuent à hauteur de 0,4 %.
Du côté des dépenses, l’État a engagé 413,2 milliards de dirhams, soit 54,3 % des crédits prévus par la Loi de finances. Les dépenses ordinaires de fonctionnement représentent 51,7 % de ce total, les dépenses d’investissement 15,1 %, les émissions des comptes spéciaux du Trésor 24,6 %, tandis que le service de la dette absorbe 8,5 % des dépenses publiques.
Ces chiffres traduisent une amélioration de l’équilibre budgétaire au premier semestre 2026, même si le recours au financement par emprunt demeure un levier important pour couvrir les besoins de financement de l’État.