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Réunis à Amman, plusieurs pays arabes réaffirment qu'Israël n'exerce aucune souveraineté sur Jérusalem-Est occupée

06 août 2026 - 08:40

Les pays arabes membres de la commission ministérielle chargée de la défense de Jérusalem ont réaffirmé mercredi, lors d’une réunion tenue à Amman, que Jérusalem-Est demeure un territoire palestinien occupé sur lequel Israël n’exerce aucune souveraineté, tout en condamnant les mesures israéliennes visant, selon eux, à modifier le statut historique, juridique et démographique de la Ville sainte.

Le Maroc a pris part à cette rencontre ministérielle à travers une délégation conduite par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, accompagnée notamment de l’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Fouad Akhrif, ainsi que de responsables du ministère des Affaires étrangères.

Les ministres ont examiné la situation à Jérusalem et dans les lieux saints musulmans et chrétiens afin de coordonner une position commune face aux politiques israéliennes qualifiées d’« illégales » et jugées contraires au droit international.

Dans leur déclaration finale, les participants ont condamné les initiatives visant à modifier « l’identité arabe, islamique et chrétienne de Jérusalem occupée », rappelant que Jérusalem-Est constitue la capitale de l’État palestinien, conformément à la solution à deux États fondée sur les frontières de 1967.

Le texte dénonce également les incursions répétées de colons ainsi que de responsables israéliens sur l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, estimant qu’elles portent atteinte au statu quo historique et juridique du site. Les ministres ont réaffirmé que l’ensemble de l’esplanade d’Al-Aqsa, couvrant 144 dunums, est un lieu de culte exclusivement musulman, dont l’administration relève de l’Autorité jordanienne des Waqfs.

La réunion a également condamné les atteintes visant les lieux saints chrétiens de Jérusalem et exprimé son soutien à la tutelle hachémite exercée par la Jordanie sur les sanctuaires islamiques et chrétiens de la ville, considérée comme un élément essentiel de la préservation de leur identité et du maintien du statu quo.

Outre le Maroc, ont participé à cette réunion la Jordanie, l’Arabie saoudite, l’Égypte, le Qatar, la Tunisie, l’Algérie, l’Irak, la Somalie et la Palestine, en présence du secrétaire général de la Ligue arabe. L’Indonésie, la Malaisie, le Pakistan et la Turquie étaient également représentés.

Pour le Maroc, cette participation s’inscrit dans la continuité de son engagement diplomatique sur la question de Jérusalem. Le Royaume, dont Sa Majesté le Roi Mohammed VI préside le Comité Al-Qods de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), défend de longue date la préservation du statut juridique et historique de la Ville sainte ainsi que la protection de son patrimoine religieux et culturel. Cette position constitue l’un des axes constants de la politique étrangère marocaine sur le dossier israélo-palestinien, fondée sur le respect du droit international et la recherche d’une solution politique durable.

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