A cause des réseaux sociaux et de l’utilisation accrue de ses différentes plateformes, la prostitution des mineurs et des adolescents a explosé en France durant les 10 dernières années, indiquent plusieurs acteurs au sein de l’Etat et de la société civile
Dans une enquête menée, récemment, à ce sujet, la chaîne de télévision « France 24 » parle de « la banalisation de la pornographie ».
Christophe Molmy, responsable de la brigade de Paris a ainsi révélé à « France 24 » qu’il existe environ 15 mille cas de prostitués mineurs dans le pays avec un âge moyen de 15 ans. Il a souligné, à cet égard, qu’il existe un « phénomène d’ubérisation de la prostitution » qui se traduit par le fait que des mineurs pratiquent, aujourd’hui, la prostitution dans les taxis et les voitures ou encore via les téléphones portables et les réseaux sociaux.
Dans certains cas, ajoute Christophe Molmy, ce phénomène touche même des enfants âgés de 11 ans qui se retrouvent ainsi victimes de réseaux de proxénétisme. Une centaine d’affaire sont, d’ailleurs, traitées, selon lui, par la justice.
Plusieurs associations en France soulignent, de leur part, la gravité de ce phénomène qui ne cesse de se développer. En 2024, le nombre des victimes de la prostitution des mineurs a été multiplié par 7 selon l’Observatoire National de la Criminalité et de réponses pénales et à la lutte contre la traite des êtres humains (OCRTECH).
Une commission du parlement français avait lancé en 2025 une enquête sur « les effets psychologies sur les mineurs » causés par la plateforme chinoise « Tik Tok » qui serait responsables d’appels au suicide, à la mutilation ou de troubles alimentaires chez les jeunes en France.
Dans le même sillage, le président de la république Emanuel Macron avait, récemment, proposé d’interdire le téléphone portable aux moins de 11 ans et l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.