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Bouregreg et Chaouia : faire face à un déficit de précipitations de 41%

05 février 2025 - 08:43

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a présidé, mardi à Rabat, les travaux du Conseil d’administration de l’Agence du Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia (ABHBC) au titre de l’année 2024.

Cette session a été consacrée à l’arrêt des comptes de l’Agence au titre de l’année budgétaire 2023, à la présentation de son programme d’action et du projet de son budget au titre de l’année 2025, ainsi qu’à l’état d’avancement de l’exécution de son budget au titre de l’année 2024.

Intervenant à cette occasion, le ministre a souligné l’importance de l’eau et sa position stratégique dans l’accompagnement du rythme accéléré de l’essor économique et social de notre pays, rappelant la sécheresse structurelle qui affecte la plupart des régions du Royaume pour la 7ème année consécutive à cause du changement climatique et son impact important sur les ressources en eau nationales.

Baraka a affirmé que le gouvernement œuvre à tous les niveaux pour traiter la problématique de l’eau, conformément aux Directives Royales contenues dans le discours royal à l’occasion du 25ème anniversaire de la Fête du Trône, à travers lequel le Souverain a souligné la nécessité de redoubler les efforts de vigilance, de concevoir des solutions innovantes et de faire appel à la gouvernance dans la gestion de la problématique de l’eau.

Le ministre a indiqué que le bassin du Bouregreg et de la Chaouia a connu durant l’année 2023-2024 un déficit significatif des précipitations de l’ordre de 41% par rapport à la moyenne annuelle, ce qui a négativement impacté le niveau de remplissage des barrages ainsi que le niveau des nappes souterraines du bassin, notant que les nappes de Sehoul et de Berrechid ont enregistré respectivement une baisse importante, estimée à environ 3,5 m et 3,3 m.

Afin d’anticiper les conséquences de cette situation, le gouvernement se penche sur la mise en œuvre de nouveaux projets structurants y compris une nouvelle station de dessalement à Rabat avec une capacité de production d’environ 300 millions de mètres cubes par an, ainsi que sur la poursuite de l’équipement des forages et la réalisation des travaux des forages d’exploration, et le démarrage des travaux de construction du barrage « Aïn Ksob », à Ben Slimane, avec une capacité de stockage estimée à 14 millions de mètres cubes.

Baraka a, par ailleurs, fait savoir que durant l’année écoulée le bassin du Bourgreg et de la Chaouia a vu la continuation de plusieurs projets clés notamment la poursuite de l’exploitation de la tranche urgente du projet d’interconnexion entre les bassins de Sebou et de Bouregreg qui a permis le transfert de 403 millions de mètres cubes d’eau, garantissant ainsi l’approvisionnement de la zone côtière entre Rabat et le nord de Casablanca.

Il s’agit également du démarrage de l’interconnexion des réseaux d’eau potable entre le nord et le sud de Casablanca afin de renforcer l’approvisionnement à partir du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, en plus de la réalisation d’un projet d’interconnexion de 11,4 km entre les canaux de Dourate et « SEOR » pour réduire les pertes lors du transfert d’eau du barrage Dourate vers le barrage Sidi Said Maachou.

Le ministre a fait savoir qu’un canal de 54 km a été réalisé aussi pour renforcer l’approvisionnement en eau de Casablanca, Settat et Berrechid, depuis la station de dessalement d’eau de mer de l’OCP à Jorf Lasfar jusqu’au système hydraulique de Dourate, ajoutant que les travaux de construction de la première tranche de la station de dessalement de Casablanca, avec une capacité 200 millions de mètres cubes d’eau par an et qui atteindra 300 millions, commencera en décembre 2026.

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