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Dominique de Villepin dénonce un « crime de génocide » à Gaza et interpelle l’Europe

02 août 2025 - 13:22

Dans une tribune publiée par Le Monde le 31 juillet 2025, l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin qualifie les événements à Gaza de « génocide en cours » et appelle l’Europe à sortir de son silence.

Dominique de Villepin alerte l’opinion publique dans Le Monde : ce qui se déroule à Gaza est, selon lui, un « crime de génocide » visible aux yeux de tous. Il évoque « toutes les formes de mort : bombardements, famine, balles, abandon des civils », et rappelle que le silence des démocraties face à ce désastre humanitaire équivaut à une forme de complicité.

Face à cette tragédie, l’ancien chef du gouvernement appelle l’Union européenne à suspendre l’accord d’association avec Israël, à soutenir les démarches devant la Cour pénale internationale et à organiser une intervention humanitaire urgente garantissant la protection des civils et un accès sûr aux secours et aux médias.

Cet appel intervient dans un climat diplomatique chargé. Plusieurs pays européens ont durci leur discours. En Allemagne, le ministre des Affaires étrangères a évoqué une situation humanitaire « insupportable », tandis que les manifestations citoyennes en soutien à Gaza se multiplient malgré les interdictions dans certains États.

De plus en plus de voix s’élèvent dans le Sud global. Le « Groupe de La Haye », réunissant des pays comme la Colombie, l’Afrique du Sud ou le Mexique, a décidé de suspendre tout transfert d’armes vers Israël, invoquant les arrêts de la Cour internationale de Justice. De nombreuses ONG ont documenté des éléments graves : usage de la famine comme arme, déplacements forcés, ciblage d’infrastructures civiles. Des indices que plusieurs juristes qualifient déjà de constitutifs d’un crime de génocide.

La tribune de Villepin se distingue par son ton moral : ce qui est en jeu dépasse la politique étrangère. Il s’agit, dit-il, d’un « test de conscience pour l’Europe ». Refuser de voir, de parler ou d’agir, c’est « choisir le camp du bourreau plutôt que celui de la victime ».

En appelant à une position claire, Villepin exhorte l’Europe à redevenir fidèle à ses principes fondateurs : droits humains, droit international, dignité. Sa voix ne vient pas seule, mais elle s’ajoute à celles qui, partout sur le continent, refusent l’indifférence.

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