>

Lisbonne en deuil après le drame du funiculaire : quinze morts et dix-huit blessés

04 septembre 2025 - 11:08

Le Portugal a décrété ce jeudi une journée de deuil national à la suite du déraillement du funiculaire de la Glória, l’un des symboles de Lisbonne, qui a coûté la vie à quinze personnes et blessé dix-huit autres dans un des quartiers les plus visités de la capitale.

Lisbonne s’est réveillée sous le choc. Mercredi après-midi, le fameux funiculaire reliant la place Rossio aux quartiers du Bairro Alto et de Príncipe Real a quitté sa voie avant de s’écraser contre la façade d’un immeuble situé à proximité de l’avenida da Liberdade. Les images partagées sur les réseaux sociaux montrent un wagon jaune éventré, disloqué contre un mur, enveloppé de fumée, tandis que les passants tentaient d’apporter les premiers secours.

Selon les autorités, toutes les victimes, parmi lesquelles figuraient des étrangers, ont été dégagées des décombres. Le parquet portugais a immédiatement ouvert une enquête afin d’établir les causes de la catastrophe. Les services d’urgence – pompiers, police et équipes médicales – ont travaillé toute la nuit autour de la carcasse du véhicule.

Le maire de Lisbonne, Carlos Moedas, a parlé d’une « tragédie sans précédent pour la ville ». Le Premier ministre Luis Montenegro a exprimé sa « douleur immense » face à cette perte collective, tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ses condoléances aux familles endeuillées.

L’opérateur public Carris, responsable des funiculaires, a affirmé que « tous les protocoles d’entretien avaient été respectés ». Son directeur, Pedro Bogas, a rappelé que ces véhicules font l’objet d’une révision générale tous les quatre ans, la dernière datant de 2022, avec des contrôles intermédiaires en 2024.

Ce drame frappe au cœur l’identité de Lisbonne. Le funiculaire de la Glória, inauguré en 1885 par l’ingénieur franco-portugais Raoul Mesnier du Ponsard et électrifié en 1915, constitue un véritable emblème touristique. Il figure sur d’innombrables cartes postales et souvenirs de la capitale.

Pour les habitants comme pour les visiteurs, il incarnait bien plus qu’un simple moyen de transport : un lien vivant avec l’histoire urbaine. Sa disparition brutale interroge sur la sécurité des infrastructures patrimoniales dans les capitales européennes, et rappelle combien la mémoire collective peut vaciller en un instant.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *