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Maroc : l’État propose sept objectifs pour renforcer la démocratie avant les élections de 2026

03 août 2025 - 18:17

Le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit a présenté aux partis politiques un programme ambitieux en sept points pour consolider le processus démocratique. Les formations sont invitées à formuler leurs réponses avant fin août, dans un climat de dialogue que le gouvernement veut transparent et exigeant.

C’est un calendrier politique chargé qui s’ouvre en cette rentrée préélectorale au Maroc. Selon les déclarations du vice-secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Idriss Azami, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit a exposé samedi aux formations représentées au Parlement une feuille de route en sept objectifs majeurs, destinée à renforcer le cadre électoral et démocratique du pays.

Les partis devront remettre leurs propositions et observations avant la fin du mois d’août. Le mois de septembre sera ensuite consacré à des négociations et échanges politiques autour des mesures proposées. Les amendements législatifs nécessaires seront, quant à eux, soumis au Parlement en octobre, à l’ouverture de la session d’automne.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’une approche globale, allant au-delà des simples ajustements juridiques. Il a affirmé la volonté de l’État de garantir des élections « transparentes, crédibles et fermement encadrées », évoquant une « détermination claire » à restaurer la confiance dans les institutions issues du suffrage universel.

Parmi les priorités avancées figurent :

  1. la mise à jour des listes électorales ;

  2. la moralisation du processus électoral et la lutte contre les irrégularités ;

  3. les mécanismes pour encourager la participation citoyenne ;

  4. la révision de certaines dispositions relatives au financement public des partis ;

  5. la promotion de la participation des femmes et des jeunes dans la vie politique ;

  6. l’amélioration de la communication institutionnelle, notamment via les médias publics ;

  7. et enfin, la planification logistique et temporelle du scrutin.

Selon Azami, les neuf partis présents se sont montrés globalement réceptifs à l’initiative et s’apprêtent à soumettre leurs suggestions. Plusieurs voix ont toutefois rappelé l’exigence de neutralité de l’administration et l’importance de garantir l’impartialité des autorités territoriales.

En appelant à l’engagement des élites, des compétences et à une implication accrue des citoyens, le ministère cherche à prévenir une faible mobilisation électorale, considérée comme un risque majeur pour la légitimité des institutions.

Le message est clair : l’État marocain veut replacer les élections au cœur de la légitimité démocratique, dans un esprit de rigueur, d’ouverture et de modernisation du champ politique. Reste à savoir si le dialogue annoncé débouchera sur des engagements concrets, partagés et soutenus par l’ensemble des acteurs.

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