Quelques jours après la signature par le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement primaire et des Sports d’un accord avec les cinq syndicats les plus représentés, en présence du chef de gouvernement, excluant le dossier « des enseignants contractuels « , le ministère est revenu, ce lundi, à ouvrir le dossier dans une session de dialogue spéciale.
La coordination des professeurs, cadres des académies régionales, a indiqué avoir reçu une invitation du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement primaire et des Sports, pour reprendre les séances de dialogue aujourd’hui, lundi, au siège du ministère dans la capitale, Rabat.
Dans le cadre de « la volonté de clore ce dossier et de maintenir la stabilité au sein du secteur de l’éducation », les professeurs, cadres des académies régionales, ont indiqué qu’ils répondraient à l’appel du ministère de tutelle aujourd’hui.
Les enseignants ont posé des conditions préalables avant de s’asseoir aujourd’hui à la table de dialogue avec le ministère, et ont déclaré qu’ils tiennent à leur demande de base qui est « l’abandon du plan de contractualisation et l’intégration de tous les enseignants des cadres de soutient éducatif, social et administratif dans les fils de la fonction publique, tout comme leurs collègues qui étaient employés avant 2016.
Les professeurs des académies régionales ont également soulevé la question de leurs confrères poursuivis après leurs manifestations dans le centre de la capitale, pendant l’état d’urgence sanitaire, et ont déclaré s’accrocher à leur innocence, et ont critiqué le recours du ministère à des déductions de leurs salaires après une série de grèves qu’ils ont récemment menées, dont la dernière a duré une semaine.
Il est à noter que l’accord que les syndicats d’enseignants les plus représentés avaient récemment signé avec le ministère ne prévoyait aucune solution à la question, mais indiquait que le dialogue se poursuivrait afin de trouver de nouvelles solutions, avec l’implication des personnes concernées, avec l’annonce d’une nouvelle rencontre entre le ministère et les syndicats, fin janvier.