À la lumière des protestations contre la détérioration des conditions économiques et la hausse des prix, le gouvernement a annoncé, lundi, le lancement du premier round de dialogue social.
Le ministre de l’Intégration économique, des Petites Entreprises, de l’Emploi et des Compétences Younes Sekkouri a déclaré durant le sixième Forum interparlementaire sur la justice sociale, que le premier round de dialogue social sera lancé jeudi.
Sekkouri a expliqué qu’un ensemble de dossiers seront discutés, « y compris les dossiers ou une décision n’a pas été prise, et que le gouvernement s’est engagé à activer toutes les décisions qui étaient liées à un calendrier et à une consultation avec les parties, et il a affirmé : « nous ne trouverons pas d’issue à la crise résultant de Corona, sauf d’une manière collective par le biais du dialogue social. »
Sekkouri a parlé face aux invités étrangers de l’expérience du Maroc en matière de dialogue social, et a déclaré qu’il a une histoire associée à toutes les étapes politiques que le pays a traversées, ajoutant que le Maroc est aujourd’hui confronté aux défis d’une nouvelle génération qui exige un nouveau dialogue social, affirmant qu’il ne faut pas se laisser entraîner par le mécanisme organisant le dialogue et d’oublier les grands objectifs et les attentes.
Le ministre a évoqué les lois en attente liées à ce domaine, notamment la loi sur la grève et la loi sur les syndicats, qui, selon lui, devrait leur donner leur statut, et être suivies de l’accompagnement nécessaire pour que les syndicats puissent assurer un véritable encadrement dans leur domaine.
Sekkouri a exprimé l’engagement du gouvernement à augmenter le pourcentage d’activité des femmes de 20 à 30%, à condition qu’il s’agisse « d’une activité décente qui respecte la dignité humaine, et qui vise pas seulement à augmenter les chiffres ».
Le gouvernement parie sur la relation existante avec les employeurs, qui, selon le ministre de l’Intégration économique, encouragera les entreprises à jouer un rôle important et fondamental, car ce n’est pas seulement un espace de production de richesse et d’emploi, mais il deviendra un espace structurel et un espace pour parvenir à la paix sociale.