Le procès d’Abdelali Hamieddine, leader du PJD, accusé du meurtre de l’étudiant et militant de gauche Benaïssa Aït El Jid en 1993, a été reporté au 25 novembre par la Cour d’appel de Fès.
Abdelali Hamieddine a été condamné à 3 ans de prison ferme en 2023, par le même tribunal après avoir requalifié l’accusation en « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner », après 22 séances devant le tribunal de première instance durant lesquelles le prévenu a été confronté à El Khammar Hadioui, ami de la victime, qui a joué un rôle clé dans la décision du juge d’instruction de renvoyer Abdelali Hamieddine devant la première chambre criminelle de la Cour d’appel de Fès.
La sentence prononcée a été jugé insuffisante par la défense de la victime ainsi que par le Procureur du Roi qui ont fait appel, alors que Abdelali Hamieddine a toujours nié ces accusations. De son coté, le PJD estime que le verdict a été excessivement sévère.
À la veille de l’ouverture de la première session d’appel, la famille de la victime a publié un communiqué invitant « tous les militants des droits humains engagés pour le droit à la vie, ainsi que les défenseurs partageant les valeurs du regretté Benaïssa Aït El Jid, à se rendre en nombre au tribunal pour soutenir la famille dans cette phase cruciale du processus judiciaire »
Pour rappel, l’affaire remonte à 1993, quand Benaïssa Aït El Jid, étudiant et militant de gauche, fut agressé au cours d’affrontements entre islamistes et militants de gauche au campus de Dhar Mahraz à Fès.
Le procès a été reporté suite à la demande de la défense de l’accusé pour lui permettre de préparer son dossier.