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Mayara sera-t-il reconduit à la tête de la Chambre des Conseillers ?

11 octobre 2024 - 09:00

Fait inhabituel, la déclaration conjointe des leaders des partis de la majorité gouvernementale, publiée mercredi, n’a fait aucune mention de l’élection du Président de la Chambre des Conseillers, prévue, par la Constitution, à l’ouverture de la nouvelle session du Parlement ce vendredi.

En effet, il était prévu que ces 3 partis soutiennent, de nouveau, la candidature de Naam Mayara, du parti de l’Istiqlal, à ce poste pour la seconde moitié de la législature en cours. Mais cela n’a pas été fait.

En avril dernier, lors du renouvellement des instances de la Chambre des représentants, la majoritaire avait clairement annoncé son soutien à la nomination de Rachid Talbi Alami, du RNI, à la tête de la Chambre des représentants pour la seconde moitié de la législature en cours.

En octobre 2021, la même majorité avait soutenu la nomination de Mayara à la tête de la Chambre des conseillers.

Qu’est-ce qui a poussé aujourd’hui, la coalition de Aziz Akhanouch à ignorer cette étape importante de la coordination, à savoir le choix d’un candidat commun pour la présidence du Conseil des conseillers ? Les trois partis ont-ils l’intention d’écarter Mayara ? ou bien s’agit-il de tractations liées à un probable remaniement ministériel dont on parle depuis plusieurs mois ?

Pourquoi Naam Mayara n’a-t-il pas assisté, mercredi dernier, à la réunion des chefs de la majorité, à côté de son secrétaire général Nizar Baraka, alors que Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, accompagnait son chef Aziz Akhannouch?

Selon les sources du journal « Al Youm 24 », la séance d’élection du président de la deuxième chambre programmée, initialement, samedi, a été reportée à lundi.

Les choses ne sont pas encore claires quant à la possibilité de renouveler la confiance à Naam Mayara, membre du comité exécutif du parti de l’Istiqlal et secrétaire générale de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM). Le dernier mot reste, principalement, entre les mains de Nizar Baraka, qui semble décidé à rétablir l’équilibre des forces en sa faveur au sein du parti de Allal Fassi.

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