Le Conseil national du Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM) a officialisé, samedi, la mise à l’écart de Salaheddine Abou Ghali, de la direction tripartite, suite à des affaires immobilières et à des différends d’ordre politique avec la femme forte du parti, Fatima Zahra Mansouri.
Selon les sources du journal « Al Youm 24 » (rédaction arabophone), la Commission d’éthique a, en effet, jugé qu’Abou Ghali a enfreint les lois et la charte déontologique du parti et a décidé de l’exclure aussi bien de cette direction que du bureau politique.
Abou Ghali a été remplacé par Fatima Saadi, ex secrétaire générale adjointe du parti, et ex parlementaire, originaire de la ville de Hoceima, ce qui consacre le retour du courant dit « le courant du Rif », et constitue « une victoire pour la femme », estiment les sources du journal « Al Youm 24 ».
Le Parlement du parti du tracteur (l’un des trois piliers de la majorité gouvernementale), a par ailleurs, été marqué par le retour sur les devant de la scène du ministre de la justice et ex secrétaire général Abdellatif Ouahbi, poussé au départ, en mai dernier dans des conditions qui l’avaient marquée.
Ce Samedi, Abdellatif Ouahbi a été salué pour « son courage » et « les débats nécessaires sur les libertés » qu’il a ouverts, une allusion aux projets de lois controversés, notamment celles relatives à la réforme du métier d’avocats et le Code de la procédure civile.
Les réformes de Ouahbi au ministère de la justice donnent « l’exemple des valeurs que défendent les ministres du parti » a souligné Fatima Zahra Mansouri.