A partir de ce dimanche, il est interdit de fumer sur la plage, dans un parc public, sous un abribus ou devant une école dans toute la France . Cette mesure s’applique aux plages pendant la saison de baignade, aux parcs publics et aux arrêts de transport en commun.
L’interdiction entre en vigueur, avec 2 ans de retard. Le ministère de la Santé a précisé dans un communiqué que cette mesure s’applique également aux abords immédiats « d’au moins dix mètres » des bibliothèques, des installations sportives (stades, piscines, etc.) et des écoles ou institutions hébergeant des mineurs.
Un nouveau texte devrait définir officiellement ce périmètre et une nouvelle signalisation routière indiquant les « zones non-fumeurs dans les prochains jours ».
Ces restrictions ne concernent pas les cigarettes électroniques et ne s’appliquent pas aux terrasses des cafés et des restaurants.
Le ministère a indiqué que toute infraction pourrait être passible d’une amende forfaitaire allant de 135 à 750 euros, 1350 à 7500 Dh) précisant avoir promis une période de « sensibilisation » fin mai.
Le tabagisme, en baisse en France, cause le décès de 75 000 personnes par an, tandis que l’exposition passive à la fumée de tabac provoque entre 3 000 et 5 000 décès par an, selon les chiffres officiels.
Le pourcentage de fumeurs quotidiens en France est de 25 % des adultes âgés de 18 à 75 ans, selon les statistiques de 2023.
En comparaison, ce taux était de 8 % en Suède, le plus bas de l’Union européenne, tandis que le taux le plus élevé était de 37 % en Bulgarie.
La démarche française s’inscrit dans une tendance générale vers l’élimination du tabac. La ville de Mexico, par exemple, a interdit de fumer dans certains quartiers de son centre historique en 2022.
En Italie, la ville de Milan a interdit de fumer à l’extérieur le 1er janvier, une première dans la péninsule.
Londres a l’intention d’interdire de fumer dans les espaces extérieurs, comme les terrains de jeux et autour des écoles et des hôpitaux.