La secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, a tenu à Rabat des entretiens avec l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume de Norvège au Maroc, Helge Andreas Selland. Les discussions ont porté sur les perspectives de consolidation de la coopération bilatérale dans le domaine de la pêche maritime, dans un contexte marqué par des enjeux environnementaux et économiques croissants.
Selon un communiqué de la Secrétairerie d’État, Zakia Driouich a salué la solidité du partenariat maroco-norvégien dans ce secteur stratégique, fondé sur une vision partagée de la gestion durable des ressources halieutiques. Elle a souligné l’importance accordée par les deux pays au renforcement des mécanismes de contrôle et de lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée.
Les deux responsables ont réaffirmé le caractère stratégique de la coopération en matière de surveillance, de suivi et de modernisation des outils de contrôle des activités de pêche. Ces échanges ont également mis en lumière le développement de l’aquaculture durable, avec un accent particulier sur le renforcement des compétences et de la formation professionnelle. À cet égard, les discussions ont évoqué le programme soutenu par la Norvège et les Pays-Bas, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ainsi que les perspectives liées à des projets structurants tels que STADIF.
Les deux parties ont par ailleurs exprimé leur intérêt pour l’exploration de nouvelles formes de coopération dans le domaine des formations spécialisées et de haut niveau. L’objectif affiché est d’accompagner l’émergence d’un modèle africain de référence en matière de formation et de développement de l’aquaculture.
Les entretiens ont également abordé les défis majeurs auxquels fait face le secteur de la pêche maritime à l’échelle mondiale, en particulier les effets du changement climatique sur les écosystèmes marins et la disponibilité des ressources halieutiques. Dans ce cadre, les deux responsables ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération scientifique, l’innovation et la coordination multilatérale afin de soutenir des politiques de gestion adaptées et intégrées.
En conclusion, les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de consolider et d’élargir le partenariat bilatéral, en vue de promouvoir une pêche durable, responsable et capable de s’adapter aux défis climatiques actuels et futurs.