Les données actualisées du ministère de l’Intérieur font apparaître une baisse significative du nombre d’inscrits sur les listes électorales, à l’issue de la révision annuelle ordinaire. Présentant les chiffres devant la Chambre des conseillers, le ministre Abdelouafi Laftit a détaillé les flux d’inscriptions nouvelles, les radiations opérées pour motifs légaux et la configuration actuelle du corps électoral.
Selon les dernières données communiquées par le ministère de l’Intérieur, le nombre de citoyens inscrits sur les listes électorales a reculé de manière notable à l’issue de la procédure de révision légale menée par les services compétents.
Intervenant ce mardi à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a précisé que le nombre de nouveaux inscrits, à ce stade de la révision annuelle ordinaire, s’élève à 382 170 électrices et électeurs. Parmi eux, 254 000 se sont inscrits via la plateforme électronique dédiée, tandis que 127 000 ont déposé des demandes écrites auprès des bureaux administratifs.
Le ministre a également indiqué que l’opération de mise à jour et de purification des listes a conduit à la radiation d’environ 1,4 million de cas, pour des motifs strictement juridiques. Les principales causes recensées concernent l’absence de résidence effective dans la commune ou l’arrondissement d’inscription, la double inscription, le décès ou encore la perte des droits électoraux.
À l’issue de cette opération, le nombre provisoire total des inscrits sur les listes électorales générales, à l’échelle nationale, est estimé à environ 16,5 millions de personnes. La répartition par genre fait apparaître 54 % d’hommes et 46 % de femmes. Sur le plan territorial, 55 % du corps électoral réside en milieu urbain, contre 45 % en milieu rural.
À titre de comparaison, lors des élections législatives de 2021, le nombre total d’inscrits atteignait 17 983 490 électeurs. Ces nouveaux chiffres traduisent donc une baisse d’environ 1,5 million d’inscrits depuis les dernières échéances législatives.
Cette évolution quantitative soulève des interrogations sur la dynamique de participation électorale, la mobilité démographique et la qualité des bases de données administratives. Elle constitue également un indicateur important pour l’évaluation des futures consultations électorales, tant du point de vue logistique que politique.