Lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, ce lundi, la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a présenté l’état d’avancement des chantiers engagés dans le cadre de la stratégie « Maroc Digital 2030 ». Selon elle, l’objectif est clair : généraliser les services publics en ligne, renforcer la transparence et doter l’administration d’outils modernes capables de répondre aux attentes des usagers.
Parmi les chantiers structurants annoncés figure un projet de loi dédié à la digitalisation des services publics, accompagné d’un décret préparatoire sur les données ouvertes. Ces textes doivent poser un cadre légal à la transformation numérique de l’État et clarifier les droits, les obligations et les modalités d’accès à l’information administrative.
La ministre a également souligné que plusieurs départements sectoriels bénéficient d’un accompagnement direct pour numériser leurs procédures. Elle a cité, à titre d’exemple, le parcours de candidature au baccalauréat, l’inscription des élèves dans les écoles, le transfert de propriété des véhicules, l’obtention d’autorisations pour les crèches, ou encore les dispositifs de soutien fiscal destinés aux entreprises opérant dans le domaine de l’offshoring.
Sur le plan opérationnel, le ministère mise sur des plateformes unifiées. Le Référentiel national des services publics numériques recense déjà plus de 600 services en ligne, tandis que la plateforme nationale d’échange interadministratif facilite la circulation sécurisée des données entre institutions. Une plateforme de compte numérique pour les usagers est également en phase de préparation.
Amal El Fallah Seghrouchni a rappelé que la transition numérique ne se limite pas aux outils. Elle suppose aussi la modernisation des registres administratifs, le soutien financier aux administrations pour digitaliser leurs procédures et la mise en place de mécanismes d’évaluation pour mesurer la qualité des services rendus.
Selon la ministre, ces chantiers s’inscrivent dans une vision globale qui vise à installer, d’ici 2030, une administration connectée, efficace et centrée sur les citoyens comme sur les entreprises. L’ambition affichée est de faire du numérique non pas un complément, mais une infrastructure de gouvernance et de développement.