Salué récemment par Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, le Maroc s’impose comme un fournisseur reconnu d’expertise et de solidarité scientifique. Ce statut repose sur une coopération stratégique et soutenue avec l’AIEA, illustrant l’engagement du Royaume en faveur d’un usage pacifique et partagé de la technologie nucléaire.
Sous l’impulsion royale, le Maroc a su bâtir un socle institutionnel solide, en particulier à travers le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN), devenu un acteur régional majeur. Chaque année, des dizaines d’experts africains y sont formés, dans des domaines aussi variés que l’hydrologie isotopique, la radioprotection, ou les techniques d’imagerie médicale.
Au-delà de son rôle technique, le Maroc assume une responsabilité diplomatique croissante au sein des instances de gouvernance nucléaire. Présidence de commissions, coordination régionale, participation à l’élaboration de normes de sûreté : autant de signes d’une présence active et respectée.
Mais c’est peut-être dans l’articulation entre solidarité et souveraineté que se distingue le plus le modèle marocain. Le pays accompagne d’autres États africains dans le renforcement de leurs capacités, tout en ancrant cette démarche dans une logique de coopération Sud-Sud pragmatique. Il ne s’agit pas seulement de partager un savoir, mais de construire ensemble une autonomie collective face aux défis sanitaires, climatiques et agricoles du continent.
Des programmes tels que “Rayons d’espoir”, pour le traitement du cancer, ou “Atomes pour la nourriture”, pour le développement de cultures résilientes, témoignent de cette vision appliquée du progrès. Ici, la science n’est pas un luxe réservé à quelques puissances, mais un levier de dignité pour les sociétés en quête de solutions durables.
Dans un monde fragmenté, le Maroc propose une diplomatie du savoir, fondée sur l’action, la coopération et la maîtrise technique. Un modèle africain, pour l’Afrique — et au-delà.