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Fatima Zahra Ammor affirme que le nombre de guides touristiques est suffisant pour accompagner la croissance du secteur

17 décembre 2025 - 13:45

La régularisation de la situation des guides touristiques non autorisés a été au centre d’une question orale adressée à la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatima Zahra Ammor, lors de la séance hebdomadaire du Conseil des conseillers tenue ce mardi. La ministre y a présenté des éléments détaillés relatifs au cadre juridique en vigueur et aux mesures mises en œuvre au cours des dernières années.

Fatima Zahra Ammor a souligné que la profession de guide touristique joue un rôle central dans la valorisation du patrimoine naturel et culturel national, ainsi que dans l’amélioration de la qualité de l’offre touristique. À ce titre, elle a rappelé que l’activité d’accompagnement constitue l’un des leviers essentiels du développement du secteur.

Dans ce contexte, la ministre a évoqué l’adoption de la loi n° 05.12 relative à l’organisation de la profession de guide touristique, laquelle vise à encadrer l’accès au métier et à rehausser le niveau des prestations proposées aux visiteurs. Ce cadre légal introduit notamment l’obligation d’une formation initiale dispensée par les établissements relevant du département du tourisme comme condition préalable à l’exercice de la profession.

Le dispositif prévoit également une formation continue obligatoire tous les trois ans, afin de garantir l’actualisation des compétences des guides et leur adaptation à l’évolution du produit touristique national. Parallèlement, la loi a instauré, à travers son article 31, une période transitoire destinée à régulariser la situation des personnes disposant d’une expérience professionnelle avérée dans l’accompagnement touristique sans formation formelle.

À ce titre, la ministre a précisé que deux examens professionnels ont été organisés dans le cadre de ce processus de régularisation. Le premier, tenu en 2018, a conduit à l’octroi de 1 108 agréments, tandis que le second, organisé en 2023, a permis la délivrance de 1 299 autorisations.

Elle a par ailleurs insisté sur le caractère rigoureux et professionnel du dernier examen, placé sous la supervision de commissions présidées par les walis et gouverneurs des préfectures et provinces du Royaume. Ces commissions comprenaient des représentants des autorités locales, des associations régionales de guides touristiques, ainsi que des délégations régionales et provinciales du tourisme, et avaient pour mission de sélectionner les candidats disposant des compétences et de l’expérience requises.

Selon la ministre, ces mesures ont permis d’assainir le secteur tout en assurant que le nombre actuel de guides agréés demeure suffisant pour accompagner la dynamique de croissance que connaît le tourisme national.

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