Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exprimé ce 3 janvier 2026 sa « profonde alarme » face à la montée brutale des tensions au Venezuela, après l’action militaire revendiquée par les États-Unis. Dans un contexte déjà marqué par des déclarations contradictoires et une forte incertitude sur les faits, le chef de l’ONU a mis en garde contre des conséquences régionales potentiellement graves.
Par la voix de son porte-parole, Stéphane Dujarric, António Guterres a souligné que les événements récents constituent « un précédent dangereux » pour l’ordre international. Le message se veut clair : le recours à la force en dehors d’un cadre multilatéral reconnu fragilise les équilibres collectifs et affaiblit les normes qui régissent les relations entre États.
Le secrétaire général a insisté sur la nécessité d’un respect plein et entier du droit international, y compris de la Charte des Nations unies, rappelant que celle-ci encadre strictement l’usage de la force et privilégie la résolution pacifique des différends. Cette prise de position intervient alors que plusieurs acteurs internationaux, dont la Chine et d’autres puissances non occidentales, ont également dénoncé l’escalade militaire et appelé à la retenue.
Au-delà de la situation vénézuélienne, la réaction du secrétaire général traduit une préoccupation institutionnelle claire. L’usage revendiqué de la force en dehors d’un cadre collectif modifie les références sur lesquelles repose l’ordre international. Pour les Nations unies, l’enjeu dépasse la séquence actuelle et touche aux conséquences normatives qu’un tel acte peut entraîner dans d’autres contextes.
En rappelant la Charte et le droit international, António Guterres cherche à réaffirmer le rôle du système multilatéral comme espace de régulation à un moment où celui-ci est directement mis à l’épreuve. La portée de cet avertissement dépendra de la manière dont les États concernés intégreront, ou ignoreront, ce rappel des règles communes dans la gestion de la crise.