Plusieurs formations politiques et organisations de la société civile au Maroc ont exprimé, ces derniers jours, leur opposition à ce qu’elles qualifient d’intervention américaine au Venezuela. Dans des communiqués distincts, elles appellent au respect de la souveraineté vénézuélienne et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tout en invoquant les principes du droit international.
Parmi les premières réactions, le Parti du progrès et du socialisme a publié un communiqué condamnant toute action militaire ou politique contre un État souverain. Le parti estime que les initiatives américaines à l’encontre du Venezuela constituent, selon ses termes, une violation de la Charte des Nations unies et une atteinte à la volonté des peuples. Il appelle à une mobilisation internationale en faveur du respect de la légalité internationale.
La Fédération de la gauche démocratique a, de son côté, dénoncé ce qu’elle décrit comme une escalade susceptible de menacer la paix et la sécurité internationales. Dans sa prise de position, le parti réclame la libération du président vénézuélien Nicolás Maduro et insiste sur le droit du peuple vénézuélien à décider de son avenir sans ingérence extérieure. Il affirme que la supériorité militaire ou économique ne saurait justifier la remise en cause du droit international.
Dans la même logique, le parti An-Nahj Addimocrati Al-Oummali considère les événements en cours comme une nouvelle manifestation de politiques hégémoniques visant, selon lui, certains régimes progressistes en Amérique latine. Il appelle les forces de gauche et démocratiques à l’échelle internationale à s’engager pour mettre fin à ce qu’il qualifie d’agression.
Sur le terrain associatif, l’Association marocaine des droits humains a exprimé sa « ferme condamnation » de ce qu’elle présente comme la détention du président vénézuélien. L’organisation y voit une violation du droit international et un déni de la souveraineté populaire, tout en réaffirmant sa solidarité avec la population vénézuélienne.
Le même jour, l’Observatoire marocain contre la normalisation a diffusé un communiqué dénonçant une politique qu’il inscrit dans une dynamique plus large de pressions exercées sur des États refusant, selon lui, certaines formes de domination occidentale.
Ces réactions interviennent dans un contexte international marqué par des appels répétés, émanant de plusieurs pays et organisations, en faveur d’une désescalade et du respect de la souveraineté du Venezuela. La situation continue d’être suivie de près par la communauté internationale, alors que les tensions demeurent vives autour de l’avenir politique du pays.